Entretiens Imaginaires


Une introduction aux découvertes du Dr Ryke Geerd Hamer

par Jan Spreen / jan.spreen@wanadoo.fr


Note preliminaire:

Le monde tel que nous le percevons est le produit de nos croyances. Pour ceux qui étaient convaincus que la terre était plate et au centre de l'univers, toute observation indiquant que cela pouvait ne pas être le cas sortait du cadre de la réalité et devait être gommée.
Si la terre était plate, on devait forcément tomber dans le néant en s'approchant du bord, et le marin vivait avec le cauchemar d'aller trop loin avec son bateau. Or, il pouvait se dire qu'il n'y avait aucun risque de se faire emporter par l'eau au-delà des limites de l'océan, car l'eau qui devait l'y porter devait être tombée depuis belle lurette si elle n'était pas retenue par un obstacle quelconque. Mais une telle pensée hérétique ne pouvait pas lui venir à l'esprit, car elle aurait détruit sa réalité sans pour autant lui permettre d'en construire une autre.

Le cancer est une maladie terrible et souvent mortelle. Vouloir soutenir le contraire, prétendre qu'il est créé par l'organisme lui-même dans un but bien précis et qu'il disparaît spontanément s'il n'a plus de raison d'être, sont des idées absolument inconcevables pour les croyances de notre époque.

Le texte qui suit a pour objectif de détruire le cauchemar du cancer et de permettre à chacun de se construire une nouvelle réalité dans laquelle l'approche énoncée ci-dessus devient non seulement plausible, mais évidente.

Tout n'est pas dit dans ce document, qui a la prétention d'être facilement accessible à tous et qui peut être lu en quelques heures. Certains livres sont cités en fin d’ouvrage, pour vous permettre d’aller plus loin si la lecture des Entretiens Imaginaires a élargi  l'horizon.


INTRODUCTION


Lors d'un apprentissage dans n'importe quel domaine, nous faisons appel à des connaissances acquises par d'autres et que très souvent nous ne pouvons vérifier nous-mêmes d'une manière pertinente. Ma mère me dit de ne pas tomber de vélo, car je risque de me faire mal. Si je ne la crois pas, il me suffit de tomber pour vérifier moi-même qu'elle n'avait pas tort. Mais si mon professeur dit que la distance entre la lune et la terre est de 450000 km, je ne peux qu’accepter cette information, à moins de me lancer dans des expériences et des calculs mathématiques très compliqués. Le secret de la différence entre l'homme et la femme résiderait dans la différence entre les chromosomes XX et XY. Bon d'accord, que voulez-vous que j'en dise ?

La plupart de nos croyances sont fondées sur des observations pratiques ou des formulations théoriques faites par de tierces personnes qui ont elles-mêmes pris comme point de départ des expérimentations faites par d'autres. Il n'est pas difficile d'imaginer que des conclusions tirées un peu à la hâte mais présentées avec beaucoup de talent peuvent servir de fondements à une approche scientifique totalement erronée. Et effectivement, l'histoire est pleine de fausse pistes scientifiques.

Au siècle dernier, il était communément admis, me disait-on, que certains organismes pouvaient naître par génération spontanée, car on observait que des germes apparaissaient dans un flacon hermétiquement fermé et ne contenant en apparence que de l'eau pure. Il a fallu que des chercheurs un peu curieux observent cette eau pure d'un peu plus près, pour trouver qu'elle n'était pas si pure que ça et que les germes étaient déjà présents lors de la fermeture du flacon. Cela nous paraît élémentaire aujourd'hui, mais ceux qui ont osé s'en prendre à la théorie de la génération spontanée ont été traînés dans la boue par les autorités scientifiques de l'époque. Depuis, même le plus petit enfant est convaincu que nos ancêtres étaient des ignares et que ce sont justement les organismes nés de génération non spontanée, qui sont la cause de la quasi-totalité de nos malheurs dans le domaine de la santé. Spores, champignons, bacilles, bactéries, virus : la science en découvre tous les jours de nouveaux.
Aujourd’hui la théorie de la génération spontanée nous apparaît comme une aberration. Et pourtant, si l’on prend la peine de creuser un peu dans l’histoire de la science et de lire quelques textes évoquant les découvertes d’Antoine Béchamp, effacé de la mémoire scientifique, elle prend une toute autre dimension.

Rien ne doit nous empêcher de rester critiques, même et peut-être surtout dans des domaines a priori suspects du fait du consensus total qui y règne : l’absence d'esprit critique est redoutable. Parce que, si l'on peut affirmer que l’on trouve effectivement des micro-organismes dans certains tissus pendant une période de fièvre, cela ne renseigne en rien sur la question : mais bon sang, qu'est-ce qu'elles peuvent bien faire à cet endroit ?

Le cancer est aujourd'hui considéré comme un ennemi mortel qui doit être éradiqué au plus vite et avec tous les moyens possibles et imaginables. Mais si on pose quelques questions critiques de-ci, de-là, pour savoir ce qui définit le cancer, on est vite convaincu que personne ne sait réellement de quoi il s'agit, ni comment et pourquoi cela a commencé. Tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut frapper fort et vite, sinon ça va aller très mal. Qu’une frappe forte et rapide n'améliore le plus souvent pas beaucoup l'état du patient semble ne jamais ébranler les certitudes des spécialistes.

A cela s'ajoutent les médias, qui sont généralement bien présents pour enfoncer le clou selon un adage bien connu : “  dans le doute, le pire est certain ”, comme le montre bien encore une fois la psychose autour de la vache folle et la maladie de Creutzfeld-Jacob. Avec des articles qui ne laissent aucune place au doute en ce qui concerne les connaissances scientifiques. Par exemple dans Libération du mardi 14 novembre 2000, dans un article sur la génétique :

Que sait-on du virus du sida ? “ Tout ”, répond le généticien. Son génome ? Sa séquence est connue depuis 1984. Ses gènes ? Comptés – douze seulement – identifiés, étudiés. L'action de ses protéines est décortiquée.

Il faut être bien informé pour savoir qu'absolument rien n'est connu de ce virus qui n'a même jamais été isolé, comme le Pr. Montagnier l'a lui-même reconnu, et qu’un grand nombre de personnes (parmi lesquelles des scientifiques du plus haut niveau) mettent sévèrement en cause la relation HIV/SIDA et même l'existence du virus.

Il est difficile de prendre au sérieux une approche du cancer (et de toute autre maladie sans exception) qui ôte à ce dernier tout aspect négatif. C’est pourtant le cas dans la Médecine Nouvelle du Dr Hamer. Elle est assez difficile à aborder, non pas parce qu'elle est compliquée, mais parce qu'elle met en cause absolument toutes les connaissances acquises depuis un siècle dans le domaine médical. A titre d'exemple voici quelques informations sur le cancer de la thyroïde envisagé selon la Médecine Nouvelle.
Le cancer de la glande thyroïdienne (d'origine endodermique) est le résultat d'un stress causé par un choc psychologique, inattendu et vécu dans l'isolement, avec comme ressenti “ il faut faire vite, je n'y arriverai pas, etc. ” (le Dr Hamer parle souvent en termes d'attraper le morceau vital). Il en résulte une augmentation de la masse thyroïdienne afin de fabriquer davantage de thyroxine pour devenir plus performant. Quand la crise est terminée, c'est-à-dire quand la situation conflictuelle est résolue, la masse supplémentaire de la glande thyroïdienne est éliminée à l'aide de bacilles de Koch (!), si l'organisme en dispose.
Les anciens canaux de sécrétion thyroïdiens (d'origine ectodermique) sont atteints en cas de stress causé par une peur frontale (danger réel, en face) chez la femme droitière et chez l'homme gaucher, sauf basculement hormonal important. Le résultat est une ulcération, c'est-à-dire une diminution de la masse. Les ganglions environnants peuvent également être atteints et soumis à une nécrose. Quand la crise est terminée, c'est-à-dire quand la situation conflictuelle est résolue, les parties nécrosées sont réparées, avec l'aide de virus (!). Cette réparation est parfois un peu exubérante, ce qui a pour résultat de causer la panique de l'équipe médicale, parce qu'elle constate une mitose cellulaire, donc un cancer malin.

Ces deux affections possibles de la thyroïde illustrent bien une partie fondamentale de la Médecine Nouvelle :
Toute maladie se déroule en deux phases, si toutefois l'individu parvient à résoudre son conflit.
Pendant la première phase l'organisme doit faire face à un stress intense, d'où une modification physique dans sa biologie afin de l'aider à surmonter son problème.
Pendant la deuxième phase l'organisme doit faire face aux désagréments d'une période de réparation (fièvre, douleurs, fatigue, baisse de tension, etc.), afin de retrouver l'état sain d'avant la crise.
Selon l'origine embryonnaire du tissu concerné (endodermique, mésodermique ou ectodermique), il y a soit augmentation de masse (cancer) pendant la phase conflictuelle et diminution pendant la réparation (ou guérison), soit nécrose pendant la phase conflictuelle et augmentation de masse (cancer) pendant la réparation (guérison). Il est totalement contre-indiqué de s'attaquer à un cancer par des cytostatiques etc., car ceci va à l'encontre des mécanismes biologiques mis en œuvre par l'organisme. Un cancer ne peut être guéri que par l'organisme lui-même et pour cela le conflit biologique causal doit être résolu. Vouloir arrêter l'augmentation de masse pendant la phase de guérison est également insensé, car la réparation reprendra toujours de plus belle après les séances de chimio, radiothérapie etc.
Le concept de métastase, c'est-à-dire de cancers secondaires causés par le cancer primaire par essaimage, est totalement erroné. La seule cause d'une formation tumorale est un stress intense causé par un choc imprévu, jamais par une cellule baladeuse.

Ce dernier point supprime déjà presque toutes les raisons de paniquer en cas de diagnostic de cancer. Il est d'ailleurs logique de présumer que c'est justement ce diagnostic mal vécu par le patient qui est la cause de tout cancer soi-disant secondaire. Car le message médical actuel permet difficilement de vivre l'annonce d'un cancer autrement que comme un choc psychologique violent.

L'action thérapeutique dans la Médecine Nouvelle se trouve pour sa quasi-totalité (parfois une intervention chirurgicale peut être nécessaire, parfois un médicament bien choisi peut aider) dans l'accompagnement du patient, afin de lui permettre de trouver et de résoudre son conflit, de lui faire comprendre les fondements de la Médecine Nouvelle pour lui permettre de rester serein pendant la phase de réparation, parfois très pénible, et enfin pour l'aider à faire le tour de lui-même afin d’éviter des réactions un peu pathologiques devant une réalité qui peut être vécue autrement et sans rendre malade.

Sans doute tout ceci est-il difficile à accepter pour celui qui a toujours confié le soin de sa santé à d'autres que lui. La médecine est devenue tellement complexe même pour les professionnels de la santé qu'un novice s'en sent complètement exclu, ce qui est d'ailleurs le cas. Des voix s'élèvent pour convaincre toute la population que le Dr Hamer et ceux qui sont sûrs du bien-fondé de la Médecine Nouvelle font partie d'une secte dangereuse, qui a pour but de “ détourner le public de la médecine officielle, avec toutes les conséquences dramatiques que l'on connaît ”. Comme si le chemin de l'hôpital n'avait jamais eu de conséquences dramatiques pour personne !

La recherche médicale s'est totalement perdue dans la forêt tropicale de ses dogmes et hypothèses erronés et, comme notre système de Santé Publique vit non pas de la santé mais de la maladie, la critique ne vient parfois que très difficilement des bouches qu'elle nourrit. Donc, peu d'espoir si nous ne nous donnons pas le droit d'apprendre à réfléchir par nous-mêmes.
Entretien    - 1 -


Bonjour monsieur.

Bonjour monsieur.

…………

…………

Ne faites pas attention au désordre dans mon bureau, je ne trouve plus le temps nécessaire pour faire un peu de rangement. De toute façon, je n’ai jamais été vraiment doué pour le ménage.

Ne vous faites pas de soucis pour cela, j’en ai l’habitude, chez moi c’est pareil.

…………

…………

Vous habitez à V… ?

Oui, enfin plutôt vers l’extérieur de la ville, du coté de B……. Vous connaissez ?

Oui, je vois. Plutôt agréable par là-bas.

Alors, expliquez-moi ce qui me vaut l’honneur de votre visite.

Eh bien, voilà. J’ai des problèmes de santé depuis quelques semaines. J’ai vu un certain nombre de médecins et à quelques détails près, tous sont d’avis qu’il n'y a pas beaucoup de temps à perdre et que je dois commencer un traitement le plus rapidement possible. J’hésite tout de même, car ce qu’on me propose ne me plaît pas beaucoup.

Qu’est-ce qui vous arrive exactement ?

J’ai un mélanome à la jambe droite, diagnostiqué depuis quinze jours. Cette semaine, lors d’un examen approfondi, mon médecin m’a fait part de la découverte de ganglions lymphatiques suspects dans l’aine. Selon lui, ces ganglions contiennent des cellules cancéreuses métastatiques, originaires du mélanome. Le bilan n’est pas très joyeux, il paraît que c’est grave, mais qu’il y a quand même de l’espoir, si je commence une chimiothérapie dans les jours qui viennent, suivie d’une radiothérapie.

Alors, le tableau paraît bien brossé et semble être tout à fait clair pour le corps médical, au moins en ce qui concerne les médecins à qui vous vous êtes adressé. Vous pourriez m’expliquer ce que vous attendez de moi ?

Eh bien, le beau-frère de mon voisin a entendu dire que vous avez une approche du cancer qui sort des sentiers battus. Je me suis dit qu’il pourrait être utile de voir quelqu’un de plus, que j’apprendrais éventuellement quelque chose dont on ne m’a pas encore parlé.

…………

…………

Qu’est-ce que vous aimeriez apprendre de plus ? Vous vous doutez bien que je ne suis pas le bon dieu. Tout le monde vous dit que votre cancer est entré dans une phase critique et qu’il faut tout de suite commencer un traitement lourd. Or vous continuez malgré cela à chercher d’autres opinions, donc vous espérez trouver quelqu’un qui vous indique un autre chemin à suivre. Mais là il y a un hic, parce que plus ma proposition ressemblera à ce que vous espérez trouver, par exemple une guérison sans traitements pénibles, moins vous allez pouvoir l’accepter, car elle sera en opposition avec tout ce que tous les spécialistes consultés vous ont appris. Si je vous proposais une solution qui ne s’éloigne pas beaucoup des suggestions déjà faites, vous pourriez facilement l’accepter, mais elle ne vous ferait pas avancer pour autant. Si par contre, je vous propose une solution qui vous semble un peu miraculeuse, elle pourrait vous faire avancer d’un pas de géant, mais il est plus que probable que vous ne pourriez pas la faire vôtre. Alors, je vous pose la question, que pourrais-je bien faire pour vous ?

…….? ? ? ?……

…………

Ça alors ! J’avoue que vous me prenez totalement au dépourvu, je ne vous comprends pas du tout d’ailleurs. J’ai l’impression que vous n’avez pas vraiment envie de recevoir des gens. Vous savez, ce n’est pas facile d’aller prendre des rendez-vous à droite et à gauche pour essayer de se sortir de son cancer. Non mais, c’est que j’ai une maladie grave, très grave.

Est-ce qu’on vous a dit qu’elle est grave ou est-ce qu’elle l’est réellement ? Est-ce que vous aimeriez apprendre qu’elle ne l’est pas ?

Evidemment que j’aimerais bien, mais ce n’est pas possible, puisque tout le monde m’a bien dit qu’elle sera difficile à vaincre.

C’est exactement ce que j’ai essayé de vous expliquer tout à l’heure.

…… ? ?……

Je vais vous raconter une petite histoire.
Trois hommes sont poursuivis dans la jungle par des ennemis sur lesquels ils ont une avance relativement confortable de trois jours. Ils sont sûrs de pouvoir s’échapper, étant en meilleure condition physique que leurs poursuivants, qui sont en plus grand nombre, mais courent moins vite. Donc tout ne va pas si mal que ça, jusqu’au moment où nos trois héros se voient arrêtés dans leur course par un fleuve calme, mais profond et large. Alors c’est la panique, car deux des trois hommes ne savent pas nager et ont une peur panique de l’eau. Le troisième essaie de calmer les deux autres, en disant qu’il y a largement assez de temps pour apprendre à nager, afin de pouvoir traverser sans danger. Le temps passe, les deux hommes essaient d’apprendre à nager sous les directives du troisième, mais comme ils ne peuvent pas se mettre à l’eau sans paniquer, leurs efforts sont vains. Finalement il n’y a que le troisième homme qui arrive à s’échapper, les deux autres périssent lamentablement. L’un en se noyant, l’autre tué par une flèche tirée par l’adversaire.

Alors, d’après vous, de quoi sont morts les deux hommes ?

… ? …

…………

Eh bien, comme vous avez dit ! L’un s’est noyé, et l’autre a été tué par une flèche.

Oui, bien sûr, c’est le résultat des courses. Mais ne pensez-vous pas que les deux hommes s’en seraient sortis comme le troisième, s’ils avaient pu apprendre à nager ?

Evidemment, cela aurait dû les sauver.

Donc vous serez d’accord avec moi pour dire que la cause principale de la mort des deux hommes est plutôt la peur de l’eau, sans quoi ils auraient pu apprendre à nager pour se sauver. La façon dont chacun a péri n’étant finalement que le résultat du fait de n’avoir pas su maîtriser sa peur.

Oui, vu comme ça, j’avoue que j’ai répondu trop rapidement tout à l’heure. Mais bon, je ne vois pas à quoi vous voulez en venir, je sais nager et je ne suis pas poursuivi dans la jungle.

Bien sûr, je ne parlais pas de vous directement, mais cette histoire vous concerne beaucoup plus que vous ne le pensez. Comme ces trois hommes, vous êtes poursuivi par un danger, et vous êtes comme eux soumis à une peur qui ne vous aidera pas beaucoup. Votre ennemi n’est pas une bande de sauvages dans la jungle, mais plutôt une bande de cellules sauvages dans votre corps, en tout cas selon les médecins que vous avez consultés. Comme les deux hommes, vous êtes soumis à une peur qui risque de vous faire paniquer et qui ne va pas vous aider à rester maître de vous et faire ce qu’il faut pour vous en sortir.

J’ai du mal à vous prendre au sérieux. D’abord vous ne m’avez pas encore examiné pour voir à quoi ressemble mon mélanome. Or il me semble déjà que vous êtes en train d’émettre un avis de non gravité. De toute façon vous ne me paraissez pas très préoccupé par le cancer en général. Cette histoire d’apprendre à nager et tout ça. Je me demande si je ne ferais pas mieux de partir tout de suite.

Vous m’avez dit tout à l’heure que vous étiez attiré par mon côté non conventionnel. Vous allez abandonner pour si peu ? Avouez que jusqu’à présent je réponds tout à fait à vos critères de recherche. Dites-vous bien que si vous guérissiez de votre cancer d’une manière élégante et non conventionnelle, cette manière doit avoir quand même au moins un côté difficile à aborder, sinon tous les journaux en parleraient.

Oui, mais bon, il y a quand même des limites. Je ne suis pas paniqué au point de gober tout et n’importe quoi. Je suis sain d’esprit et je peux encore juger.

Cher monsieur, sachez que personne ne vous retiendra si vous voulez partir. Vous êtes venu de votre plein gré et vous partirez quand bon vous semblera. Maintenant en ce qui concerne votre capacité de jugement, j’aimerais bien l’étudier d’une manière critique. Est-ce qu’on vous a parlé des causes d’apparition de votre mélanome ? Pourquoi est-ce qu'il s’est développé ?

A ce qu’il paraît, les causes n’en ont pas été très clairement identifiées, mais les spécialistes sont tous d’avis que les rayons ultraviolets du soleil n’y sont pas étrangers. Il est bien connu que l’exposition au soleil augmente la probabilité de développement d’un cancer de la peau.

Nous aurons l’occasion d’en reparler tranquillement, des probabilités et des études statistiques. En tout cas, je l’espère. Mais alors, dites-moi, vous vous baladez beaucoup en short ou en maillot de bain ?

Non, pas spécialement.

Quel est votre métier ? Vous vous exposez beaucoup au soleil ?

Je suis représentant commercial et je ne pense pas être plus exposé au soleil que la moyenne de la population. J’aime bien me mettre à l’aise en jeans et en tee-shirt quand je suis chez moi, le soir et les week-ends, mais sinon c’est plutôt costume cravate.

Alors, vous ne trouvez pas qu’il aurait été plus logique que vous ayez développé un mélanome au bras ? Ou au visage ? Bizarre que ça se soit fait à la jambe, puisqu’elle est apparemment beaucoup moins exposée au soleil que d’autres parties de votre corps. Je ne comprends pas bien.

J’avoue que cette idée ne m’est pas venue à l’esprit. Mais je suis sûr qu’il y a une explication logique à cela même si mon médecin ne m’en a pas parlé.

Il pourrait peut-être vous donner une explication, mais ce n’est pas parce que l'on est capable de fournir une explication que l'on a forcément compris. Quoi qu’il en soit, il me semble que l’explication de l’apparition du mélanome ne tient pas debout, or vous n’y avez rien trouvé à redire. Alors je vous demande, quelle est votre capacité de jugement ? Quelle est notre capacité de jugement en général, dans des domaines délégués à des spécialistes censés tout savoir ? Ce sont finalement eux qui pensent et jugent à votre place ! Et dites-moi, personne ne vous a parlé de la radioactivité comme cause possible de votre cancer ?

Oui bien sûr, j’avais oublié. Mais enfin, tout le monde sait maintenant que la radioactivité est une des causes principales de tous les cancers.

Alors cela ne vous étonne pas que l’on vous propose une radiothérapie pour vous guérir de votre cancer ? Est-ce que vous avez une idée de l’intensité des rayons censés vous traiter, en comparaison avec le rayonnement ambiant auquel nous sommes exposés dans notre pays ? Vous ne craignez pas que, la radioactivité à petite dose étant la cause de votre mélanome, les rayonnements préconisés par l’hôpital ne finissent par vous achever définitivement ?

Ben non, toutes ces méthodes ont été testées et utilisées dans le monde entier depuis tellement de temps que je ne me permettrais pas de les critiquer d’une manière aussi fondamentale et facile. Cela voudrait dire que la médecine ne ferait que des bêtises insensées.

Alors dans ce cas-là, que vous reste-t-il de votre capacité de jugement ? Finalement vous êtes prêt à ne pas juger du tout, sous prétexte que ceux qui sont censés vous guider détiennent le savoir et ne font pas d’erreurs.

Qu’auriez-vous à me proposer de mieux ? Est-ce que vous connaissez la cause de mon mélanome ? Et même si vous le saviez, je ne vois pas en quoi cette connaissance peut vous être utile pour élaborer un traitement.

Je voudrais vous proposer une voie de guérison définitive, une voie aussi sûre que l’apprentissage de la natation pour nos deux héros de tout à l’heure. Mais avant de vous donner des leçons de natation, pour rester dans la petite histoire, il faut vaincre la peur et le doute. La peur de la maladie causée par l’idée qu’on s’en fait, est généralement infiniment plus dangereuse que la maladie elle-même. D’après vous, que faut-il pour se débarrasser d’une peur et retrouver la confiance en soi ?

Je ne sais pas... Essayer de savoir un peu plus précisément de quoi on a peur, peut-être ?

Exactement. Alors, je vais vous demander pour notre prochain rendez-vous, si vous tenez à me revoir bien sûr (non, ne répondez pas maintenant, prenez le temps de réfléchir) d’écrire ce que vous savez de votre cancer et pourquoi il vous inspire tant de terreur. Ensuite je voudrais que vous cherchiez dans votre mémoire les événements qui vous ont le plus marqués ces six derniers mois. Vous m’appelez pour fixer le rendez-vous quand vous voulez, dans une heure, un jour, une semaine, un mois ou jamais.

Dites donc, pour un entretien non conventionnel c’était un entretien non conventionnel. Vous ne m’en dites pas plus sur ce que vous savez du mélanome, ni sur le traitement préconisé selon vous ? Vous ne voulez pas examiner ma jambe ni rien ?

Vous savez, le diagnostic est un domaine réservé à la médecine officielle et je suis sûr qu’elle a vu juste. Je ne vois pour le moment aucune raison de me mettre à dos l’Ordre des Médecins. Et en ce qui concerne ce que je sais du mélanome, je n’hésiterai pas à vous apprendre tout ce que je sais, mais uniquement après m’être assuré au mieux que vous puissiez entendre le message. J’ai beau prétendre pouvoir proposer une solution à votre problème, s’il vous est impossible de suivre mes conseils, c’est comme si je n’avais rien à vous proposer. Mais je peux vous dire quand même que le mélanome doit être interprété comme un mécanisme de protection de l’organisme.

Vous voulez dire que je dois considérer que le cancer me sert à quelque chose ? Si je dis ça à ma femme et à mon médecin, ils voudront m’interner illico à l’hôpital psychiatrique !

Ça, c’est effectivement un des côtés difficiles de l’approche que je pourrais vous proposer : vous auriez du mal à trouver des personnes qui vous suivent. Votre choix leur paraîtra tellement insensé et hors du commun.

Bon, vous avez raison, j’aurai besoin de réfléchir à tout ça.
Je vous dois combien ?

Pour le moment rien. Ensuite ça sera 200,00 FF la séance, dont 35,00 FF payables à la suite de l’entretien et le reste après guérison.

Décidément, vous ne faites rien comme les autres. Vous ne craignez pas de ne plus jamais revoir vos patients quand il leur faudra vous payer ?

Ah, vous savez, les personnes qui viennent me consulter attendent toujours avec beaucoup d’impatience le moment où ils pourront me régler définitivement et de toute façon, je suis d’avis que tant qu’un patient n’a pas envie de me régler, il n’est pas encore réellement guéri.

……! . ?. !……

Au revoir, monsieur.

Au revoir monsieur.

Entretien    - 2 -


Bonjour, ça va ?

Bonjour Marie, et vous. Vous vous sentez en forme aujourd’hui ? Comment va le petit schtroumpf ?

Vu les circonstances, je me sens assez bien ces derniers temps. Un peu des hauts et des bas, vous savez comment c’est. Peut-être même surtout des bas pour être honnête. Mais mon petit est en grande forme depuis la dernière fois que l’on s’est vu. Un peu le nez qui coule de temps en temps, mais je me fais moins de souci pour lui depuis que j’ai commencé à parler avec vous. On dirait que dès que je vois la vie un peu moins grise, lui aussi a tendance à aller mieux.

Bon, ce n’est déjà pas mal. Mais puisque se porter assez bien n’est pas encore assez bien pour nous, j’aimerais que vous m’expliquiez ce qui vous tracasse encore. A quoi ressemblent vos moments bas ?

Ce sont surtout les nuits qui sont pénibles. Je n’arrête pas de faire des cauchemars, pratiquement toutes les nuits. Après je me sens en insécurité pendant toute la journée. J’ai beau savoir à quoi est dû mon problème au sein, comment on devrait l’interpréter et le traiter, je n’arrive pas à faire abstraction de tout ce que j’ai appris pendant 35 ans. Dans mes cauchemars je suis invariablement attaquée, tantôt de l’intérieur par toutes sortes de petites bestioles, tantôt de l’extérieur par des hordes sauvages armées de couteaux.

Oui, ça, c’est toujours l’interprétation classique du cancer qui continue à vous hanter. C’est un des plus grands obstacles pour trouver la guérison. D’autant plus que vous n’avez pas grand monde autour de vous pour vous rassurer. Je parie que c’est même le contraire. Tout le monde doit continuer à essayer de vous ramener dans le droit chemin et vous faire savoir plus ou moins gentiment que vous êtes folle de ne pas vous faire soigner à l’hôpital.

Oui, c’est tout à fait ça. Mais nous en avons déjà parlé plusieurs fois et rien n’a réellement changé dans ma tête, ni dans mon entourage. J’essaie d’en parler avec ma famille et mes amis, mais je n’arrive pas à convaincre qui que ce soit. C’est désespérant parfois.

Je sais. Mais il faut parler de ce malaise, pour trouver le petit bouton sur lequel il va falloir appuyer afin de retrouver sérénité et assurance. Vous venez de dire que vous n’arrivez pas à convaincre les autres de la justesse de votre façon d’aborder le chemin de la guérison. Pourquoi est-il si important de convaincre qui que ce soit ? Laissez les autres penser ce qu’ils veulent, cela ne change rien à votre compréhension de cette petite boule qui se trouve dans votre sein.

J’ai besoin de convaincre les autres pour ne plus douter du bien-fondé de l’approche que vous me proposez. Tant que mes proches y sont hostiles, je ne suis pas sûre d’être dans le vrai.

Ce n’est pas parce qu’on est plusieurs à croire en quelque chose qu’on a trouvé la vérité. Il y a eu des civilisations entières qui ont cru à des réalités que nous considérons aujourd’hui comme aberrantes et nous considérons peut-être aujourd’hui comme bêtise la grande sagesse de demain. Qui est dans le vrai ?
Mais je ne veux pas essayer vous convaincre avec mes arguments, parce que je crois que la conviction ne peut venir que de l’intérieur. Alors je vous parle le moins possible de mes convictions et j’essaie plutôt de vous donner des exemples qui vous permettront de mieux juger par vous-même.

J’avais déjà compris ça. Mais chaque fois que je me trouve en position de défense face à quelqu’un qui ne croit pas ce que je lui dis, je suis vite débordée. Souvent on m’avance des arguments qui me semblent très techniques et que je ne peux démonter.

Bien sûr, mais c’est parce que vous vous laissez embarquer sur un terrain inconnu. Vous verrez qu’il est beaucoup plus facile de se défendre quand on déplace le débat chez l’autre. Il faut toujours essayer de rester simple. Décrire des situations très abordables et miner les croyances établies avec des arguments enfantins. Je vais vous en donner un autre exemple, comme la dernière fois qu’on s’est vu. Vous voulez bien ?

Oui, naturellement.

L’obésité est en train de devenir un problème crucial dans les pays occidentaux. Alors sans aller forcément jusqu’à l’obésité, prenons simplement le fait de grossir, c’est à dire d’engraisser. Quand vous écoutez de façon critique ce qu’on avance pour expliquer ces kilos en trop, vous n’entendez parler que de nourriture, régimes, bonnes et mauvaises graisses etc. Le fait de grossir serait surtout dû à une mauvaise alimentation. Et tout cela dans le contexte d’un organisme qui fait des réserves et qui ne se dépense pas assez physiquement. Alors qu’une personne un peu critique remarquera aisément qu’il y a ceux qui :
mangent peu et sont gros,
mangent beaucoup et sont maigres,
mangent n’importe quoi et sont minces,
font très attention et sont gros.

De plus cette personne attentive peut constater qu’il y a ceux qui :
sont gros et sportifs,
sont minces sans se dépenser.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, la personne un peu grosse qui arrête de manger ne va pas puiser dans ses graisses pour s’alimenter, mais souffre autant de la faim qu’une personne mince, malgré ses soi-disant réserves.
Donc notre ami critique sera tenté de tirer comme conclusion de son questionnement que les graisses ne sont pas des dépôts du trop et/ou mal mangé, ni des restes du trop peu éliminé, ni obligatoirement des réserves en vue de préparer l’organisme aux jours de vaches maigres.

Vous m’avez suivi ?

Bien sûr, ce que vous dites est très logique, comme toujours, mais je ne suis pas certaine de pouvoir reproduire ce discours face à une personne hostile à mon raisonnement.

Vous voyez comme vous vous mettez toujours en position de défense ? Essayez plutôt de ne pas toujours penser à ceux devant qui vous aurez à vous justifier. Permettez aux autres de penser ce qu’ils veulent sans vous sentir mise en danger par leurs croyances. Regardez d’abord en vous et autour de vous et apprenez à observer avec l’innocence d’un enfant. Posez les questions simples. Par exemple, “ pourquoi les graisses sont-elles là alors ? ”. Puisqu’elles n’ont pas de fonction apparente. Elles viennent quand elles veulent, ne s’en vont pas quand elles devraient et semblent ne pas être utiles de surcroît.

Ben oui, c’est vrai ça ! Pourquoi alors ?

Vous voyez ! Il suffit de quelques questions simples et tout un monde de croyances s’écroule. Alors si vous vous sentez agressée, ne perdez pas votre calme en essayant de justifier votre nouvelle construction, mais laissez les autres dans la contemplation de leurs ruines.

J’essaierai votre technique. Chaque fois que je pars d’ici tout me paraît tellement simple, mais à peine arrivée chez moi, je sens que les nouvelles ressources commencent déjà à être entamées, elles fondent comme neige au soleil et le doute s’installe de nouveau.

Essayez de faire une comparaison entre, d’un côté, les points positifs et négatifs de notre approche, et de l’autre, de celle du milieu hospitalier. Peut-être cela vous aidera-t-il à être un peu moins dans le doute. Continuez à essayer de mettre des mots sur vos ressentis, à les exprimer et à les écrire.
Vous doutez de quoi par rapport à quoi ? De vous-même devant ceux qui vous entourent ? De vos nouvelles convictions par rapport aux thèses de la médecine ? Peut-être devriez-vous commencer par vous convaincre que les autres n’ont sûrement pas raison. Comparez les propositions de ceux d’en face aux propositions du décodage biologique. Si vous n’êtes pas sûre du chemin choisi, dites-vous bien que le chemin qui vous a été conseillé au CHU n’est certainement pas meilleur.
Et si vous aviez toujours des doutes, alors retournez faire un petit tour au quatrième étage de l’hôpital. Regardez les malades soignés avec les grands moyens et comparez-les à ce que vous voyez dans le miroir.

D’accord, je vais faire ça. Mais je pense avoir besoin de vous pendant un bon moment encore. Je me sens vraiment en accordéon, gonflée – dégonflée.

Venez la semaine prochaine à la même heure. Cela vous irait ?
 
Oui, c’est bien. J’essaierai de bien faire mes devoirs pour la prochaine fois, écrire et tout ça. Tenez, les 35,00 FF d’acompte. J’espère que je vais bientôt pouvoir vous donner le reste.

A la semaine prochaine. Et faites la bise à votre petit de ma part. Au revoir !

…..

.. ?..

Au fait, et la graisse alors ? A quoi ça sert ?

Ben voyons. A être gros, bien sûr !

….. ?….. !….. ?…..
Bon, vous m’expliquerez ça la prochaine fois. Au revoir !
 Intermezzo    - 3 -


T’en prends une autre ?

Quelle heure est-il ? Oh là là, 19 heures. Je vais me faire gronder si j’arrive trop tard à la maison. Il me semble qu’on doit aller au cinoche ce soir avec Pierre et Michèle. Bon allez, une dernière et je me casse. Dis donc toi, c’est vraiment impossible de s’arracher quand on a commencé à discuter avec toi. Comment tu fais ? Et toujours le dernier mot. Mais tu verras, un jour je t’en sortirai une à laquelle tu ne trouveras rien à redire. Ah, je te jure que j’aurai ta peau.

Pff, tu sais, les questions qui restent sans réponse devant l’éternité sont sûrement plus nombreuses que les énigmes auxquelles nous pouvons répondre avec notre imagination. Mais ce n’est pas ça qui compte mon vieux. Tu n’as toujours rien compris de ce que j’essaie de t’expliquer depuis deux mois. Ce qui compte c’est d’apprendre à observer sans parti pris. C’est ça, ce qu’il a fait, notre ami Hamer. J’essaie de regarder pour voir et de voir ce que je regarde. J’essaie d’écouter pour entendre et d’entendre ce que j’écoute.

Eh voilà, c’est reparti, pas moyen d’en placer une.

Attends, laisse-moi finir. La science n’arrête pas de tomber dans le même piège. L’interprétation et l’explication d’une observation peuvent n’être qu’une théorie parmi d’autres. La prudence avec laquelle une théorie a été formulée par son concepteur est trop souvent totalement occultée par la suite. Une hypothèse de travail est souvent radicalement transformée en vérité absolue sans qu’il soit fait preuve du moindre esprit critique. Une personne géniale observe, se pose des questions et émet des hypothèses. D’autres se laissent emporter dans l’élan de l’excitation des nouvelles découvertes et transforment les hypothèses de travail en vérité absolue, y ajoutent quelques dogmes et hop ! un pas avant. Mais la probabilité de pouvoir garder à l’esprit l’idée que le chemin choisi n’était pas le bon depuis le début est inversement proportionnelle à la distance parcourue. Tout le monde va dans la même direction, qui doit forcément être la bonne, puisque que tout le monde la suit. C’est ça l’explication des errements de la science médicale occidentale d’aujourd’hui.

Bon écoute, tu me fatigues avec tes théories philosophiques. J’ai à peu près suivi ton raisonnement, mais là je sature. Je finis ma bière et je vais rejoindre ma belle.

Oui, je vais faire pareil. Anna doit être rentrée à l’heure qu’il est. Allez, à demain.

Ciao, à demain.
Courrier    - 4 -


Salut Jean,

Très intéressant, le document que tu m'as envoyé sur le sida. Ça fait réfléchir. J'ai une série de questions que j'aimerais te poser sur la Médecine Nouvelle. Par exemple est-ce que la Médecine Nouvelle vaccine ou pas ? Est-ce que tu laisserais ton enfant sans vaccination dans le cas où la Médecine Nouvelle dit que les vaccins ne servent à rien?
Je pense que la Médecine Nouvelle ne peut pas avoir réponse à tout et qu'il serait une erreur d'essayer de donner une réponse à tout, on tomberait à nouveau dans l'absolutisme idéologique qui conduit à des aberrations sectaires.
Je réfléchis beaucoup sur la question de la guérison dans la Médecine Nouvelle à propos de tout ce dont nous avons discuté ici chez moi, de l'acceptation profonde par le malade de son “ choc ”, parce que le même problème est rencontré dans la psychothérapie. Il y a des points très intéressants à étudier, des rapports entre la Médecine Nouvelle et la psychothérapie. Parce que finalement il s'agit d'une psychothérapie sur des bases théoriques nouvelles, pas seulement nouvelles mais révolutionnaires.

Jacques.



Cher Jacques,

Je conçois bien que tu te poses un tas de questions, comment pourrait-il en être autrement !

Je n'ai encore nullement lu dans les propositions de la Médecine Nouvelle, un verdict quelconque pour ou contre les vaccinations et pour le moment je ne vois pas comment il pourrait y en avoir. Et de toute façon, mon cher ami, je ne fais pas quelque chose parce qu’une certaine médecine ordonne de le faire. Il faut bien être conscient que la Médecine Nouvelle n’ordonne rien, l’ordonnance médicale en est d’ailleurs remarquablement absente. Elle n'est pas là pour nous dicter la loi, mais pour permettre la compréhension de soi, après, chacun agit en son âme et conscience.
Quoi qu’il en soit, la Médecine Nouvelle démontre clairement que les micro-organismes ne peuvent pas être la cause d'une maladie. Mais je ne sais pas dans quelle mesure ils pourraient être la cause d'autre chose, ou éventuellement signifier une complication de l’état du malade, par exemple dans le cas d’une bactérie totalement inconnue pour l’organisme qui se trouve loin de son pays d’origine.
De toute façon, puisque les vaccinations ne sont apparemment pas un mal en soi, il vaut peut-être mieux les faire, ne serait-ce que pour se rassurer, éviter d’aller tout le temps contre l’opinion de tous et se mettre ainsi en dehors de la société. Je suis sûr qu’une aiguille plantée par une brutasse dans la fesse d'un enfant non préparé fait plus de mal que de bien, mais en dehors de cela, il me paraît inutile de partir en guerre contre les vaccinations.
C'est un peu comme l'appendicite. D'après la Médecine Nouvelle elle devrait guérir sans intervention, (toutes les -ites sont des phases de guérison), mais puisque peu de gens seraient capables de rester tranquillement au lit et d'assumer la douleur sans se faire de gros soucis (peur d'une attaque au ventre ð cancer du péritoine ð péritonite en PCL), il est sans doute préférable de pratiquer une opération bien maîtrisée aujourd’hui.
Tu vois, il n'est nullement question d'un absolutisme idéologique. Si tu as compris ce que l’approche du Dr Hamer propose, c'est à dire une compréhension de nous-mêmes, les réponses aux questions sont en toi. Je rencontre beaucoup de personnes qui rejettent la Médecine Nouvelle, car elles ont l’impression qu’elle prétend apporter une réponse à toutes les questions. Je dois avouer que je ne comprends pas très bien cette façon de réagir un peu primaire. Pourquoi est-il si difficile de prendre réellement connaissance de quelque chose, avant de l’accepter ou de le rejeter? Loin de moi de prétendre avoir trouvé une solution à tout dans la Médecine Nouvelle. Mais la compréhension des mécanismes naturels découverts par le Dr Hamer aide beaucoup à prendre position dans une société de plus en plus folle, par le biais d’un regain de confiance en soi.
Je ne pense pas qu’il faille comparer l’approche de la Médecine Nouvelle à une sorte de psychothérapie. La psychiatrie et la psychologie, en tant que domaines spécifiques, ne trouvent leur place que dans le monde médical moderne, dans lequel le patient est totalement coupé en petits morceaux, étudiés sous microscope par le spécialiste autorisé. L’être humain décrit par la Médecine Nouvelle est indivisible et il devient aberrant d’étudier le psychisme sans s'occuper du corps en même temps.

Peut-être ceci répond-il un peu à ton questionnement. Je te salue et à très bientôt, j’espère !

Jean
Entretien    - 5 -


Bonjour, docteur.

Bonjour, Félix.

Tu sais que je n’aime pas que l’on m’appelle docteur. Tu m’embêtes ! D’abord, je ne suis pas docteur, donc je n’ai aucun droit à ce titre et puis je n’y tiens pas de toute façon.

Tu vas bien ?

Très bien, monsieur le docteur.

Oh toi, tu vas finir par me trouver si tu continues à me chercher. Bon, alors, quel bon vent t’amène ? Ça fait un bail que je ne t’ai pas vu. Et ton genou, plus de problèmes du tout ?

Non, non. Ça c’est déroulé tout à fait comme vous l’aviez prévu. J’ai encore eu mal pendant un peu plus d’une semaine, puis le genou a dégonflé. Je m’étais d’abord inquiété un petit peu et j’ai failli vous téléphoner pour prendre rendez-vous. Mais comme j’étais à la bourre à cause du bac, je ne me suis pas donné le temps et après ce n’était plus la peine de vous appeler, vu que je n’avais plus mal.

Bien, c’est super ! Mais je présume que tu n’es pas venu pour me dire que tout va bien, n’est-ce pas ?

Ben non. J’ai hésité un petit moment avant de venir vous voir, parce que je suis un peu gêné de parler de ce que j’ai attrapé. J’espérais que ça allait s’arranger tout seul, mais ce n’est pas le cas. Ma copine a insisté pour que je prenne un rendez-vous avec vous, alors je suis là.

Bon, arrête de tourner autour du pot, vas-y, parle. Tu sais bien que rien de ce que tu me dis ne sortira de cette pièce, si tu ne le veux pas. De toute façon, personne ne pourra faire un lien avec toi.

Oui je sais, mais je suis embêté quand même.

….

Eh bien, j’ai un petit problème au sexe depuis un moment. Des petits boutons, quoi. Après, la peau devient rouge et ça me démange un peu. J’ai d’abord essayé de cacher mon problème en espérant qu’il s’en aille tout seul, mais Véronique s’en est aperçue et puis elle m’a avoué avoir quelque chose de semblable dont elle ne m’avait pas parlé non plus. Elle a consulté plusieurs fois son gynécologue, qui lui a dit que c‘est une infection due à des champignons. Elle a suivi plusieurs traitements et le docteur lui a dit de ne pas avoir de rapports avant que ça s’arrange. Mais depuis que nous en avons parlé ensemble, nous avons l’impression que ça recommence chaque fois après avoir eu des rapports sexuels. Du coup on a pensé que l’un refile l’infection à l’autre, alors ça ne s’arrête jamais.

Et pourquoi ta Véronique n’est pas venue avec toi ?

Je lui ai dit qu’il serait probablement préférable de venir, mais elle m’a répondu qu’elle n’avait pas le temps en ce moment. En fait, je pense qu’elle est encore plus gênée que moi.

Oui, peut-être, mais alors pourquoi est-ce qu’elle a insisté pour que tu prennes rendez-vous avec moi ? Vous auriez pu retourner chez son gynécologue ensemble. Elle me connaît ?

Pas personnellement, mais elle m’a dit qu’une de ses copines à la fac ne jure plus que par vous, depuis que vous l’avez conseillée pour un problème assez important d’acné.

D’accord. Mais tu sais, Félix, puisque vous êtes tous les deux concernés, il vaut mieux que l’on se voie tous les trois en même temps. Je peux te donner tout de suite une réponse à votre problème, mais dans ce cas il te faut convaincre ta copine du bien-fondé de ce que je t’ai dit. Elle pourrait penser que tu veux l’embobiner.

Pourquoi ? Elle est si incroyable que ça, votre réponse ?

Disons qu’elle va à l’encontre de ce que tout le monde croit. Est-ce que tu penses que Véro te prendrait au sérieux, si tu lui disais que le mieux serait de continuer à agir comme si de rien n’était ? Que ces soi-disant infections sont justement causées par le manque d’un contact désiré ?

Vous pensez que c’est ça ? Mais pourquoi l’infection revient chaque fois après avoir eu des rapports, alors ? Ce serait plus logique qu’on soit malade avant, puisque le fait de coucher ensemble satisfait le désir.

Mais tu es malade avant de recommencer à coucher avec ta petite amie, mon gars. Seulement, c’est une étape de la maladie qui ne gêne pas.

… ?…

Bon, écoute, je n’aime pas trop parler de tout ça a une seule personne, quand le problème concerne un couple. Mais puisque c’est un problème relativement anodin et aussi parce que tu connais un peu la Médecine Nouvelle depuis cette histoire de genou, je vais faire une exception. Mais il faut me promettre de revenir avec ta copine, si tu avais du mal à lui répéter ce que je vais t’apprendre. Ou si d’ici quinze jours le problème persistait toujours. D’accord ?

D’accord. Promis-juré.

Je vais essayer de faire simple, quitte à rentrer plus dans le détail, si certaines choses restaient obscures. Prenons un exemple facile, qui se rapproche le plus de ton problème.

Considérons un garçon qui se sent très mal, après la fin douloureuse d’une relation avec une fille qu’il aime. Au plus profond de lui, il ressent cette séparation comme une perte de contact insupportable.
Alors, et c’est cela que nous apportent les découvertes du Dr Hamer, il est fréquent que l’organisme cherche dans sa biologie l’issue d’un grand stress. Dans notre cas précis, par un changement de la peau, parce que c’est elle qui sépare l’individu du monde extérieur. Peut-être devrait-on dire que la partie du psychisme qui ressent la perte de contact est mise hors circuit et que c’est pour cela que la peau s’écroule. Quoi qu’il en soit, le déchargement du stress dans la biologie de l’organisme apaise l’individu. Le garçon est peut-être toujours triste que sa chérie soit partie, mais son malheur n’est plus insupportable.

T’arrives à suivre mon raisonnement?

Oui, oui, ça va.

Maintenant il faut savoir que la nécrose de la peau, qui doit bien sûr être considérée comme une maladie, ne se manifeste pas par des symptômes désagréables. Et c’est logique, car la douleur, la démangeaison, etc., n’ont pas leur place dans un mécanisme de soulagement. Donc notre ami ne va pas aller voir un toubib pour se plaindre de son état de santé, parce qu’il ne se sent pas malade physiquement.

T’es toujours là ?

Oui, continuez. Pour le moment je vous suis assez bien. Je ne suis pas sûr de pouvoir répéter exactement tout ce que vous dites, mais je ne me sens pas largué non plus. Finissez votre histoire. Peut-être que j’aurais des questions à poser après.

D’accord. Bon alors, où en étais-je ?
....

Que curieusement, on ne se sent pas malade physiquement en période de stress.

Oui, merci.
Alors, comme nous sommes maintenant obnubilés par l’espoir que notre ami se sorte un jour de cette mésaventure, imaginons que le héros rencontre une belle jeune fille, qui tombe éperdument amoureuse de lui. De ce fait, la tristesse due à la séparation fond comme neige au soleil. La nécrose s’arrête et le cerveau de notre Don Juan donne l’ordre de réparer la peau. Et là, c’est la catastrophe sur le plan physique.
Car si la nécrose se fait d’une manière silencieuse, la réparation, elle, se manifeste bruyamment. Démangeaison, fièvre, boutons, douleur, tout ce que tu veux. Donc notre ami va voir un dermatologue, qui ne regarde que la peau, d’une manière peut-être très experte, soit, mais sans s’inquiéter du reste. Et l’énigme restera entière, tant que le psychisme malheureux d’un stress dévastateur n’est pas mis en relation avec la maladie physique, qui se manifeste pendant la réparation, après résolution du stress.

Bon. J’ai bien suivi.
Mais j’ai quand même deux questions à poser : d’un, pourquoi tous les mecs n’ont pas toujours des problèmes de peau après avoir perdu puis retrouvé une copine et de deux, quel rapport avec mon zizi ?

Parce que tout le monde ne ressent pas forcément de la même façon une situation identique ! L’un se sent abandonné, un autre est au fond de lui-même content d’avoir retrouvé la liberté. Un tel ne peut pas digérer le coup bas de son ex et voit système digestif affecté. Celui-là se sent totalement dévalorisé, parce que sa copine était pour lui surtout un moyen de se mettre en valeur. Finalement il n’y a peut-être qu’une personne sur vingt qui entre dans une problématique de séparation, laquelle va affecter la peau.
Chez ta copine le problème est peut-être un tout petit peu différent, mais pour toi le problème est dû à la séparation avec le plaisir sexuel et il est donc tout à fait compréhensible que cela se manifeste au pénis. Alors, dès que tu fréquentes de nouveau une fille, hop ! tu rentres en phase de réparation, avec, pour conséquence, les symptômes que tu m’as décrits tout à l’heure. Et le cycle infernal s’installe. Les symptômes font que tu arrêtes d’avoir des relations sexuelles, ce qui te fait retomber dans ton conflit de manque de plaisir, ce qui arrête les symptômes. Donc tu recommences à faire des avances à ta belle, etc., etc.

Génial ! Mais comment on sort de ce merdier, alors ?

Tout simplement, en continuant à avoir du plaisir, même en période de réparation. Tu sais mon petit Félix, il y a d’autres manières de prendre son pied, si la pénétration est trop pénible et douloureuse pour l’un de vous deux.

…..

Allez, va. Parles-en à ta Véronique. Vous trouverez sûrement un moyen de vous en sortir. Encore faut-il que tu fasses passer le message. Tu m’as bien suivi ?

Oui, oui, je crois que ça va aller. J’espère que Véro voudra bien m’écouter. Sinon, on reviendra à deux.
……
De dieu ! Si on s’en sortait comme ça, je vous jure que nous allons vous amener une bouteille de champagne.

Entendu ! A bientôt, et avec une bouteille alors !
Intermezzo    - 6 -

 
Voilà mon petit gars, je t’avais bien dit que j’allais avoir ta peau. Vise un peu ce que je t’ai apporté, ça va te clouer le bec !

C’est quoi ça ? Ah ! Tu lis tous les journaux du pays maintenant ? Où est-ce que t’as trouvé ça ?

Qu’est-ce que ça peut te faire ? Ce n’est pas important. Allez, dis-moi ce que t’en penses !

Il faudrait peut-être me laisser le temps de lire tout ça. Tu peux nous commander à boire pendant que je lis cet article ? Je prendrais bien une Leffe.
Alors, voyons voir ton truc…

La Tribune du Progrès du mardi 1 février 2000

L’ancien médecin allemand dédaigne le tribunal

L’ancien docteur allemand guérissait le cancer. Faux, puisque le tribunal correctionnel de Chambéry le jugeait hier pour exercice illégal de la médecine. Absent, il a laissé s’expliquer seules deux de ses disciples.

E
trange personnage que l’ex-docteur Geerd Hamer, 64 ans, qui prétend pouvoir guérir le cancer, “ conséquence selon lui, de chocs émotionnels graves ”. Ce médecin allemand est persuadé qu’en identifiant notamment au moyen du scanner, la trace laissé par le choc psychologique, on parvient tout simplement à l’éradiquer. Cette théorie devenue pratique, lui a valu son exclusion de l’ordre des médecins et une condamnation dans son pays à 19 mois de prison. Qu‘à cela ne tienne. A Chambéry, l’association “ Stop au cancer ” , apôtre du bon docteur, avait mobilisé une poignée d’adeptes pour venir soutenir, hier au palais de justice, deux femmes accusées d’exercice illégal de la médecine, pour avoir usé de l’enseignement du maître : Marie-Thérèse Gros, 70 ans, qui avait participé en 1985 à la fondation de l’association, et Andrée Sixt, 52 ans, qui en fut la présidente. Ces dernières années, les plaintes se sont multipliées émanant des proches de personnes atteintes du cancer et décédées après avoir suivi le seul “ traitement ” du médecin allemand préconisé par les deux Chambériennes. Mis en examen également, l’ex-médecin était absent. Par lettre, il a informé la justice “ qu’il n’avait pas à se justifier et que sa méthode, vérifiée, était juste. ” Marie Thérèse Gros n’est pas médecin, mais enseignante retraitée, et a été séduite par le docteur Hamer. Exclue de l’association pour des raisons demeurées obscures, elle n’en a pas moins continué à dispenser son enseignement et sa pratique. Andrée Sixt, ancienne infirmière, soigne, conseille et prescrit ! Elle a incité plusieurs patients à interrompre leur traitement pour ne pas “ troubler ” leur guérison découlant de la révélation qu’elle leur fait de l’origine “ psychologique ” de leur mal. Trois patients sont morts après avoir refusé tout traitement classique. Mal à l’aise, l’infirmière ne remet pourtant pas en cause les qualités scientifiques du Dr Hamer d’ailleurs reconnu par la faculté de médecine de Bratislava, assure-t-elle, pièce à l’appui.
Le témoignage du professeur Thierry Philip, président de la fédération nationale des centres de lutte contre le Cancer, directeur du centre lyonnais Léon Bérard fera rapidement un sort à ce document. “ Un faux, explique-t-il, il n’y a jamais eu de faculté de médecine à Bratislava ! ”

JEAN-LOUIS RUCHON


Tiens, ton carburant est devant toi. Alors, ça t’en bouche un coin, non ? Qu’est que t’en dis là, hein !

Oui, ça me laisse perplexe, René.

Tu ne savais pas tout ça, hein ? Alors, qu’est-ce que tu dis maintenant de ton génie de Hamer ? Il va être condamné, mon petit. Je te l’ai déjà dit ! Tu es tombé dans une secte les yeux ouverts. Paf ! T’as été piégé mon gars, comme le premier venu.

Mais non, il ne va pas l’être, parce qu’il l’est. Le verdict est déjà tombé. Il a été condamné à 18 mois, dont 9 ferme, et une amende de 50.000 FF je crois. Je sais tout ça, René.
 
Tu savais ça et tu continues à défendre ce type ? Mais t’es fou, Jean. C’est n’importe quoi, cette espèce de soit disant Médecine Nouvelle avec laquelle tu me bassines. Et t’en as la preuve devant tes yeux.
Mais si t’étais au courant du procès, pourquoi mon article te laisse perplexe, alors ?

Ce n’est pas ton article, René. C’est toi ! Est-ce que tu penses vraiment qu’une pure diffamation comme celle de ce torchon va me faire changer d’avis ? Réveille-toi, mon ami. Putain ! On se connaît depuis combien de temps maintenant. Quinze ans ? Depuis deux mois je ne te parle que de ça, et pas qu’à toi d’ailleurs, mais à tous ceux que je rencontre. J’ai des arguments en béton, auxquels personne ne trouve jamais rien de consistant à redire, et voilà que tu penses me convaincre avec un article minable dans un journal.
J’étais à Chambéry ce jour-là, mon grand. J’ai voulu assister au procès, comme beaucoup d’autres. Mais on n’a pas pu entrer, parce qu’il y avait des CRS devant la porte, avec des pistolets mitrailleurs. Tu trouves ça normal, toi ? Il parle de ça, ton article ?

Allez ! Je ne te crois pas !

Bien sûr, que tu ne me crois pas. Tu ne crois jamais rien. Bon, écoute, puisque tu ne crois rien, on va s’en tenir à ton article, puisque tu y tiens tellement.

Non attends. J’ai une bien meilleure idée. Je crois avoir ce qu’il faut sur moi. Voyons voir dans ma sacoche. Tiens, voilà. Lis cette page, comme ça, nous n’aurons que du noir sur blanc comme base de discussion.

TRNAVSKA UNIVERSITA
Homoptocna 23, 91843 TRNAVA
ATTESTATION
Les 8 et 9 septembre 1998, à l'Institut de Cancérologie H. Elizabeth de Bratislava et dans le service de cancérologie de l'hôpital de Trnava, sept cas de patients avec au total plus de 20 maladies, ont été étudiés, en présence du prorecteur de l'Université de Trnava, du doyen de la Faculté de soins et de sociologie de l'Université de Trnava et de 10 maîtres de conférences et de professeurs. Les protocoles médicaux de ces cas, qui ont été établis par le Dr. HAMER, sont joints à la présente. Il fallait constater si son système pouvait être vérifié d'après les règles scientifiques de reproductibilité.
Cela a été le cas. Dans chacun des 100 faits étudiés d'après les règles de la “  Médecine Nouvelle ”, il a été démontré que les lois de la nature, selon la “ Médecine Nouvelle ”, s'appliquaient, bien que certains cas n'aient pu être étudiés par manque de rapport d'examen complet.
Les soussignés indiquent donc qu'il peut être assuré avec la plus grande vraisemblance, que sa présentation lors de deux conférences-examen, démontre son système avec la plus grande probabilité. Nous estimons très haut l'engagement humain, éthique et patient du Dr. HAMER ainsi que sa nouvelle approche globale du patient. En considérant tous ces facteurs, nous sommes d'avis que la question d'une utilisation prochaine de la “ Médecine Nouvelle ” doit être poursuivie d'urgence.
Trnava, 11.09.1998 ; prof. MUDr. J. Pogady, DrSc, Prof. F. Psychiatrie, Vors. Der Kommission ; prof. MUDr. V. Krcmery, DrSc, Dekan der Fakultät ; doc. RNDr. J. Miklosko, DrSc, Prorektor f. Forschung        
    Tél: 0805 / 277 38    Fax: 0805 / 214 83    

Ça y est, t’as fini ta lecture ? Ne me dis pas tout de suite que tu n’y crois pas, sous prétexte que cette vérification a été faite dans un pays lointain. Un pays que tu considères sûrement comme un pays sous-développé.

Je trouve effectivement que tout ça ne fait pas très sérieux. En plus, qu’est-ce qui me garantit que ce papier n’est pas un faux ? Essaie de me trouver la même attestation venant d’un établissement sérieux, l’Institut Paoli Calmette par exemple, après on en discutera.

Après notre discussion tu n’en auras plus besoin. Avec ces deux documents à l’appui, ton article et le mien, je peux te démontrer facilement qu’il y a anguille sous roche.
Rien que l’en-tête déjà :

L’ancien docteur allemand guérissait le cancer. Faux, puisque le tribunal correctionnel de Chambéry le jugeait hier pour exercice illégal de la médecine.

Honnêtement, je ne vois pas comment le seul fait qu’il soit jugé permet de démentir que le Dr Hamer soigne les cancers. A la fin de ton article, il y a une imprécision de taille, sur laquelle joue le journaliste, ou celui qui lui a dicté ce qu’il fallait écrire. Il mentionne la faculté de médecine de Bratislava comme l’endroit où a eu lieu la vérification. Ensuite la véracité de ladite vérification est démentie, avec une facilité déconcertante, par le grand spécialiste Thierry Philip, car il n’y a pas de faculté de médecine à Bratislava ! Mais tu vois bien que dans mon document il n’est nullement question d’une faculté de médecine quelconque, mais d’un institut de cancérologie, d’un hôpital et d’une université.

Tu joues sur des mots, là. Ce ne sont pas des arguments qui changent le fond !

Mais c’est ton journaliste qui joue sur les mots ! Avec une petite phrase assassine, il a fait passer un joli message à réception facile pour faire croire à tous, toi le premier, que Hamer c’est du bidon. Et cet article est truffé de petites phrases à accès direct, toutes bâties sur le même principe. Tiens, lis ça :

... les plaintes se sont multipliées émanant des proches de personnes atteintes du cancer et décédées après avoir suivi le seul “ traitement ” du médecin allemand préconisé par les deux Chambériennes.

Bon, je veux bien que les nouvelles idées avancées par notre cher Dr Hamer ne soient pas toujours en mesure d’aider un patient à guérir. Mais est-ce que tu as une idée du nombre de personnes décédées d’un cancer, après avoir suivi le seul traitement préconisé par un hôpital ? Tu sais combien de personnes guérissent aujourd’hui d’un cancer, avec des méthodes classiques ? 0% , mon cher ami. Zéro pour-cent ! Dans le milieu du cancer, on ne parle pas de guérison, mais de rémission. Un malade qui ne meurt pas dans l’année qui suit le diagnostic de son cancer passe un examen de contrôle tous les trois mois. Tu t’imagines l’épée de Damoclès ! Des cauchemars jusqu’à la fin de tes jours, mon gars. Fiché à vie ! Personne ne s’en sort, ne te fais pas d’illusions ! Tout ce qui t’arrivera demain sera la suite de ton cancer infernal d’aujourd’hui. Tu te tapes sur le doigt avec un marteau, alors la déformation de l’os qui s’en suit éventuellement sera un jour interprétée comme une métastase cancéreuse.

Tu exagères, là. Je sais bien qu’il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade, m’enfin, on n’est plus au Moyen Âge non plus. La médecine a fait beaucoup de progrès et je suis sûr que le fait d’être atteint d’un cancer sera de moins en moins grave, dans le futur. Ils vont sûrement trouver des remèdes plus efficaces.

Non mais, tu t’entends parler, des fois ? C’est quand même incroyable. Tu défends qui, là ? J’estime que personne ne se sort d’un cancer par les voies classiques. Et là, tu ne trouves rien de mieux à dire que nos chercheurs scientifiques, en lesquels tu as une confiance absolue, seront peut-être en mesure de nous proposer quelque chose, un jour.

Allez, ne t’énerve pas. Si ce que tu défends est vrai, tu vas finir par te faire un cancer.

T’as raison, on va finir par s’engueuler. Bon, essayons de rester objectifs et de nous en tenir aux articles imprimés, étalés devant nous.
D’un côté nous avons une attestation des résultats probants d’une vérification des hypothèses avancées par la Médecine Nouvelle. Objectivement parlant, nous n’avons aucun moyen d’affirmer avec certitude que ce document, et les résultats mentionnés, sont authentiques.
D’un autre côté, nous avons un article de presse, qui ne laisse aucun doute que l’attestation est un faux, tout en utilisant toujours des termes bien choisis. On voudrait faire passer Hamer pour le gourou d’une secte dangereuse, on ne s’y prendrait pas autrement. Disciple, apôtre, adepte, enseignement du maître, révélation, etc. Confondre celui qui dérange avec celui qui est dérangé, voilà la tactique.

Tu voulais essayer de rester neutre. C’est peut-être difficile, mais fais un effort. Tu vas finir par t’emporter de nouveau.

Oui, oui. T’as raison. Restons calmes. Alors, maintenant suis bien mon raisonnement :
Au fait, il n’est pas très important de savoir si l’attestation de la vérification est authentique. La question “ pourquoi tant d’obstination à faire une vérification dans nos instituts ” me semble bien plus intéressante. Parce qu’on est sûr d’une chose : le bon professeur Thierry Philip n’est pas prêt à effectuer une vérification dans son centre. Pourquoi ? On s’en fout de Bratislava, finalement. Ce qui compte, c’est de savoir si les découvertes de Hamer tiennent la route ou non. Au lieu d’aller témoigner contre une vérification faite ailleurs, notre cher spécialiste en cancérologie aurait dû utiliser les ressources de son institut, pour pouvoir donner les résultats de recherches menées à bien dans notre pays.
Alors dis-moi, pourquoi tant d’obstination, d’après toi ?

Parce que Hamer est un fou furieux et sa théorie ne tient pas debout une seconde. Sinon cela voudrait dire que le monde entier s’est mis le doigt dans l’œil depuis au moins un siècle.

Bon d’accord. Alors, il faut démontrer objectivement qu’il a tort. Donner comme seul argument qu’il est improbable qu’une personne ait raison contre tous n’est pas très scientifique. Le système avancé par le Dr Hamer est en soi très simple, et tu peux compter les lois de la Médecine Nouvelle sur les doigts d’une main. Pour démentir ou affirmer les lois biologiques formulées par Hamer, il ne faut guère plus d’une journée. Si la médecine d’école pouvait se vanter de ses succès, alors elle pourrait éventuellement se moquer des découvertes de Hamer. Mais si tu ouvrais bien les yeux pour voir ce qui se passe, tu pourrais constater que la médecine est dans une impasse totale en ce qui concerne le cancer, le sida , etc., et sans espoir de faire beaucoup mieux demain.

Qu’est-ce que tu peux exagérer ! Je te dis qu’ils vont trouver des réponses ! Le sida n’est déjà plus ce qu’il était il y a 10 ans, et en ce qui concerne le cancer tu ne peux pas nier qu’il y a du progrès. Si tu t’intéressais un peu aux statistiques, tu pourrais t’en convaincre toi-même. Et puis le dépistage généralisé des cancers et les études des liens héréditaires et génétiques vont aider à vaincre ce fléau une bonne fois pour toutes !

Ils ne vaincront rien du tout ! Dès que quelqu’un fait une découverte permettant une avancée réelle, ils ne trouvent rien de mieux à faire que de l’exclure de la bande. Hamer est cancérologue, René. Seulement, il a eu le tort de sortir des rangs.
Regarde. Toi, tu espères que la science trouvera une réponse un jour. Or, une réponse a été trouvée depuis vingt ans. Seulement, elle a été mise au placard. Et pourquoi, s’il te plaît ? Parce qu’elle dérange l’ordre établi ! Ce n’est qu’en regardant les découvertes de Hamer dans cette perspective que l’on peut expliquer la réticence à vérifier ouvertement les postulats de la Médecine Nouvelle. Car en affirmant que Hamer a vu juste, la médecine officielle creuse sa propre tombe. Et au lieu de ça, mon ami, il semblerait qu’elle préfère continuer à creuser la nôtre.

Tu parles ! Comment veux-tu qu’un petit gars dans un coin du globe puisse mettre à mal le monde scientifique dans son ensemble. Nous ne sommes plus à l’époque de Copernic et de Galilée, où une bande d’intégristes religieux régnait sur le monde entier. L’Inquisition n’est plus là, nous vivons une époque moderne, dans laquelle l’information circule librement. Tout le monde est constamment tenu au courant de tout ce qui se passe. Télé, radio, journaux, magazines. Toute l’information est à portée de main, à l’instant même où on veut l’avoir.

Tu te fous de moi, là ? Quelle information ? Regarde un peu l’article de ton journal. Tout bidon, et tu l’as gobé sans aucun esprit critique. En ce moment précis, il y a peut-être, quelque part en France, une personne en train de mourir. Détruite par l’unique “ traitement ” préconisé par les spécialistes autorisés, il ne lui reste que le désespoir, la solitude, la panique. Elle avait peut-être mis le peu d‘espoir qui lui restait dans l’approche de Hamer, dont un ami lui avait parlé. Mais elle a lu le même article que toi, et n’en sachant pas encore assez de Hamer, sa lueur d’espoir s’est éteinte.
Réveille-toi, René, regarde un peu ce qui se passe dans nos instituts de soins si modernes et si coûteux. Ou si tu ne veux pas te réveiller, essaie aux moins de m’expliquer pourquoi. Apprends-moi ce qui te dérange tant, dans tout ce que je t’ai dit depuis deux mois. Je ne comprends pas ta position hostile envers des découvertes qui me paraissent tellement porteuses d’espoir.

D’accord, mais pas maintenant. Je suis fatigué, tu m’as pompé toute mon énergie. Allez, je m’en vais faire un grand dodo.
Ciao, à demain.

Ciao, à demain. Repose-toi bien.
Intermezzo    - 7 -


Salut Jean, ça va ?

Salut René, et toi ?
Alors, tu t’es bien reposé cette nuit ? Prêt à continuer la discussion d’hier soir ?

Encore ? Quand est-ce que tu vas me lâcher les baskets avec ton délire ?

Quand j’aurai compris la raison d’être de ta position si obstinément défensive.
Tiens, regarde ce qu’un ami a trouvé sur Internet. Il y en a d’autres, qui commencent à subodorer ce que Hamer a si magistralement mis en forme.

Lutte contre le cancer : la méthode chinoise 10/01/2000

Soigner les stress et les traumatismes serait un moyen de prévenir l'apparition de cancer, selon un scientifique chinois interviewé par le quotidien China Daily.
Le cancer commence à préoccuper sérieusement les autorités chinoises, il est en effet devenu la principale cause de mortalité des citadins en 1996. Le chercheur Li Yan affirme qu'une bonne hygiène du système nerveux est efficace dans la lutte contre le cancer et que certaines cures peuvent éviter la transformation des cellules saines en cellules cancéreuses. Ce scientifique a basé son observation sur 2000 cas de cancers et il constate que 80% des patients ont subi des stress graves avant d'être atteints par la maladie, comme le décès d'un proche, la perte d'un emploi, ou un autre changement brusque et non désiré. Li Yan estime que “ les cellules cancéreuses prolifèrent lorsque le système nerveux ne parvient plus à aider le corps à s'adapter de manière adéquate à son environnement ”. Il a mené des expériences sur des souris en laboratoire. Les souris effrayées en permanence développent plus vite des tumeurs malignes que leurs congénères vivant en paix.
Quant aux cas des quelque 900 malades mentaux d'un hôpital psychiatrique dont aucun n'a souffert de cancer ces 30 dernières années, cela montre bien, selon Li Yan, que les personnes qui “ ne pensent plus normalement ” et ne réagissent pas au stress sont souvent épargnées par le cancer.

Que penses-tu de tout ça ?

Je n’en pense rien du tout ! L’idée qu’il existe une relation entre le psychisme et la maladie physique n’est pas nouvelle. On parle bien des maladies psychosomatiques ! Ce n’est pas nouveau, tout ça !

Ah oui ? Alors, pourrais-tu me faire une petite description de la manière dont la psyché s’exprime dans le soma, s’il te plaît ?

Ben non, je ne suis pas médecin, moi !

Tu vois ! De la poudre aux yeux ! Tu trouves toujours une réponse pour tenter de me larguer, mais tes réponses ne te mènent jamais bien loin. Psychosomatique ! Quand Groddeck employait ce mot, il était plein de sens. Mais quand un médecin utilise ce terme aujourd’hui, c’est généralement pour cacher qu’il ne sait pas du tout pourquoi tu as attrapé la maladie en question. Et surtout pour ne pas être obligé de t’avouer n’avoir aucune solution réelle à te donner. C’est comme les allergies. Ce sont des termes fourre-tout, les derniers vestiges derrière lesquels la médecine se retranche, quand elle se trouve dos au mur.

Je te signale qu’on ne cherche pas à se retrancher derrière un dernier vestige quand on se trouve dos au mur !

Oui, t’as raison. C’est rigolo, tiens.
Disons qu’elle utilise ces termes en dernier recours, pour faire croire qu’on a répondu à la demande d’un patient, mais qui ne l’aident en rien. Le médecin va peut-être te prescrire un médicament quelconque, et s’il s’avère que le traitement n’a servi à rien, il pourra de nouveau se cacher derrière le terme psychosomatique. Pratique, tout ça !

Et toi, le Grand Génie du nouveau millénaire, tu as les réponses à toutes les questions dans ton cerveau incommensurable !

Mon cerveau a la même taille que le tien et ne contient pas tant les solutions qu’une autre façon d’aborder le problème.
La compréhension des découvertes et propositions de Hamer, permettent d’aborder l’être humain d’une manière totalement nouvelle. Une manière qui va nous permettre de nous distinguer du tas de viande empaqueté dans des papiers brouillons couverts de formules chimiques et d’études statistiques pour lequel la médecine nous fait passer.

…………

Pourquoi ne veux-tu rien savoir de ce que j’ai compris ? Est-ce que je m’exprime mal ? Est-ce que tu aurais compris tout autre chose à travers ce que j’essaie de te faire savoir ? Est-ce que mon discours te fait peur ?

Je n’en sais rien. Il est vrai que je me sens toujours mal à l’aise après avoir discuté avec toi. Bon, j’avoue jouer un peu l’avocat du diable parfois. En même temps, je ne peux pas accepter ta façon d’avoir une réponse à tout, comme si la vérité t’appartenait. Tu es tellement catégorique dans tes affirmations qu’il doit y avoir quelque chose qui cloche. La médecine n’est pas une science exacte, et il n’est pas possible que les choses soient aussi simples et directes que Hamer veut nous le faire croire. L’être humain est très complexe, mais ta Médecine Nouvelle le décrit comme s’il était un robot.

La nature dans son ensemble est très complexe. Néanmoins, quand je jette une pierre dans un lac calme, il se forme des vagues concentriques. Toujours. C’est de cette manière-là que Hamer est catégorique. Ce n’est pas parce qu’il est arrivé à décrire nos maladies d’une manière systématique qu’il nous transforme en robots.
La médecine ne fait plus le lien entre la pierre et les vagues. Elle ne voit que les vagues, et essaie par tous les moyens de les endiguer. Or la maladie, ce n’est pas seulement la vague mais aussi, et peut-être même surtout, la pierre. Que la médecine ne voit pas, parce qu’elle ne regarde pas là où il faut. Car cette pierre, mon cher René, ne tombe pas dans le corps, mais dans l’esprit, et c’est de là que partent les vagues.

Qu’est-ce que tu peux m’énerver quand tu parles comme ça ! On dirait un curé en train de faire un sermon. Il va vraiment falloir que tu changes de ton si tu veux commencer à réveiller réellement l’intérêt de ceux qui prennent le temps de t’écouter. Arrête d’asphyxier ton public en balançant des tonnes d’arguments et essaie de prendre le temps d’écouter les autres.
Bon, on s’arrête là ? Je n’ai pas trop le temps maintenant, et en plus j’ai eu une journée fatigante. Essaie de penser un peu à autre chose, ça te calmera ! A demain.
 
C’est ça, oui.

Bon, allez. Ciao, à demain.
Entretien    - 8 -


Allô…

Oui, bonsoir monsieur. Excusez-moi de vous appeler à cette heure-ci. Je m’appelle Christine, et je suis une amie de votre sœur. Vous ne me connaissez pas, mais votre sœur m’a beaucoup parlé de la Médecine Nouvelle et elle m’a conseillé avec insistance de vous contacter.

Oui, oui, elle m‘a mis au courant il y a une heure à peine. Mais sans m’expliquer de quoi il s’agit.

Alors, je vais vous dire ce qui m’arrive. Peut-être pourrez-vous m’aider.

Je veux bien essayer, mais je ne vous garantis pas de pouvoir faire un bon travail par téléphone. Bon, allez ! De toute façon, à 1000 kilomètres, je ne vois pas d’autre solution dans l’immédiat. Je vous écoute.

Comme je vous disais, je connais un peu la théorie du Dr Hamer. J’ai lu tout ce que j’ai pu trouver. Malheureusement, il n’y a pas encore grand chose de disponible dans ce pays. Je ne suis jamais malade, et je considère être toujours assez consciente de ce qui m’arrive. J’ai une vie très indépendante, et je suis peu soumise à des contraintes. En gros, je pense être arrivée à faire ce que je veux, comme je veux. Je sors très peu, je me sens bien chez moi et je n’ai généralement aucune envie d’aller voir d’autres personnes. Mes quelques amis me suffisent largement.
Alors, j’ai été très surprise quand j’ai commencé avoir très mal aux dents la semaine dernière. J’ai tenu un jour, puis j’ai consulté mon dentiste, qui a constaté un abcès important sous une molaire, pourtant dévitalisée. Trois jours après, j’ai eu deux autres abcès, sous deux autres molaires. Je me sens totalement abattue, j’ai l’impression de pourrir de l’intérieur. Depuis deux jours, on m’a mise sous antibiotiques, moi qui ne prends jamais de médicaments ! Je fais toujours très attention à mon alimentation et à mon mode de vie en général. Je connais des médecines alternatives, mais aucune ne m’offre maintenant de réel secours. Alors, il ne me reste plus que l’approche du Dr Hamer, mais je ne sais pas quoi en faire.

………

………

Pour commencer, je ne peux pas être sûr de pouvoir faire une bonne analyse avec les quelques informations que vous me donnez par téléphone. Nous allons prendre comme point de départ cette infection qui affecte l’os de la mâchoire. Est-ce que c’est ainsi que votre dentiste a décrit ce dont vous souffrez ?

Il n’a pas été très clair, il m’a seulement parlé d’une infection gênante de la mâchoire, à surveiller de près.

D’accord. Bon, cela ne nous avance pas beaucoup. Admettons qu’il s’agit de l’os de la mâchoire. Alors, selon la Médecine Nouvelle, toutes les affections de l’os, c’est à dire, toutes les décalcifications osseuses, sont dues à des conflits biologiques de dévalorisation. Mais cela ne vous parle peut-être pas beaucoup. Disons que votre problème est lié à la parole, c’est à dire que vous n’avez pas pu ou su vous exprimer, ou que vous ne vous sentez pas écoutée.

………

………

Depuis que j’ai parlé avec votre sœur de l’approche du Dr Hamer, j’ai beaucoup réfléchi à tout ce qui m’est arrivé ces derniers temps. Je ne vois qu’un événement négatif, mais il me paraît tellement anodin que j’ai du mal à m’imaginer qu’il peut être la cause de mes problèmes.
 
Alors on va voir. Si l’événement en question est la cause de vos malheurs, nous devons pouvoir mettre le doigt sur un ressenti concernant la parole. En plus, puisque la mâchoire s’est infectée, ce qui veut dire que vous êtes en train de guérir, vous êtes sortie de la situation conflictuelle. Donc vous avez trouvé un moyen de vous exprimer, et ceci peu de temps avant l’apparition des douleurs.

J’ai l’impression d’halluciner ! Je ne comprends pas comment vous avez fait, mais vous avez deviné exactement ce qui s’est passé. Au mois de juin de l’année dernière, ma belle-mère m’a dit qu’elle aimerait beaucoup que je vienne pour son 95ème anniversaire, en avril 2000. Je ne vais jamais aux anniversaires, mais comme le mois d’avril me paraissait si loin au mois de juin dernier, je lui ai promis de venir. Mais ma promesse a commencé à me peser de plus en plus et ces derniers temps je n’avais réellement plus envie du tout d’aller à la fête de ma belle-mère. Or, je ne savais pas comment le lui dire. Je lui ai finalement écrit une lettre un soir de la semaine dernière et j’ai commencé à avoir mal aux dents dans la même nuit.

Bon, tout cela va effectivement dans la bonne direction. Alors, si la promesse faite à votre belle-mère est la source de votre mal-être, nous devons aussi pouvoir trouver le moment de déclenchement de la décalcification. Vous avez vécu un moment très difficile, causé par un fait non prévu et dont vous n’avez parlé à personne. Ça ne peut pas être l’instant même de la promesse, parce que vous n’étiez pas encore stressée par la demande de votre belle-mère. Quel a été le moment le plus difficile en rapport avec toute cette histoire, qui a pu déclencher votre détresse au point de vous rendre malade ?

Début mars, j’ai reçu une lettre, dans laquelle ma belle-mère me demandait de confirmer ma visite avant le 15 mars. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai paniqué, parce que je croyais avoir plus de temps pour me décider. C’est en fait depuis cette lettre que j’ai réellement commencé à tourner en rond.

Ben voilà, ce n’est pas mal tout ça ! Je pense que l’énigme a été élucidée. Enfin, en tout cas, ce que vous m’avez raconté va dans le sens de ce que je vous ai dit au début de notre conversation. Il s’agit bien d’un malaise en rapport avec l’expression orale, ce qui affecte la mâchoire.

Génial ! Ça alors ! Je n’aurais jamais cru qu’un événement comme cela pouvait avoir des conséquences aussi dramatiques. Mais il est vrai que tout ça m’a touché peut-être bien plus que je n’ai voulu me l’avouer.

Ce n’est pas l’événement en soi qu’il faut juger, mais la façon dont cet événement a été ressenti. La mort d’un petit animal domestique, ridicule aux yeux de certains, peut être la source d’un gros chagrin et causer le décès de son maître.

………

Mais revenons sur vos malheurs actuels. Il va falloir aborder d’une façon réaliste les jours et peut-être les semaines à venir. Le fait de savoir que vous êtes actuellement dans une phase de guérison ne vous empêchera pas de passer des moments difficiles. Les phases de réparation osseuse sont souvent douloureuses.

Oui, j’ai beaucoup souffert. Je prends des comprimés anti-douleur, mais finalement ils ne m’ont pas beaucoup soulagée.

Le fait de savoir que vous n’êtes pas en train de pourrir, mais de guérir, devrait déjà beaucoup vous soulager. Je vous propose de me rappeler demain ou après-demain, si les choses n’allaient pas beaucoup mieux, ou si vous étiez découragée.

Je me sens incroyablement soulagée depuis tout à l’heure. Vous ne pouvez pas savoir le bien que ça me fait de voir les choses de cette manière. J’étais réellement paniquée, mais la panique s’est dégonflée comme un ballon crevé. Oui, exactement comme si vous aviez crevé un abcès ! Je promets de vous rappeler pour vous tenir au courant de la suite des événements, quoi qu’il arrive. Merci infiniment d’avoir voulu répondre à mon appel de détresse.

Je vous en prie ! Je compte sur vous pour me rappeler et me raconter la suite. Au revoir !

Au revoir ! Et encore merci !
Intermezzo    - 9 -


Salut René, ça gaze ?

Salut Jean, et toi ? Tiens, rien qu’en voyant ta façon de me regarder, je parie que tu vas encore essayer de me jouer un tour pour m’embarquer dans ton délire. Je te le dis tout de suite : je ne suis pas sûr de pouvoir supporter tes séances de bourrage de crâne encore longtemps. Je te préviens, alors ne soit pas étonné si un jour je changeais de trottoir en te voyant arriver.

Allez ! Ne me dis pas que tu ne trouves pas un soupçon d’intérêt dans tout ce que je te raconte, quelque part au fin fond de l’abîme des mécanismes rouillés censés créer tes pensées indépendantes et originales.

Eh ben ! T’es en forme cet après-midi. Putain ! Tu n’as pas encore commencé ton discours habituel que je me sens déjà envahi par le début d’une lassitude certaine. Ça promet !

Au lieu d’adopter cette attitude défensive, tu devrais m’écouter d’une manière un peu plus neutre et garder ton énergie pour avoir une discussion bien plus riche que celles qu’on a habituellement.

Je te remercie ! C’est sympa de me faire passer pour un idiot. Tu ne serais pas en train de devenir un peu mégalo, toi, le grand promoteur de la révolution qui va changer le monde ? Il ne dit rien sur la mégalomanie, ton copain Hamer ? Tel que tu me l’as présenté, il s’est sûrement exprimé sur le sujet.

Bien sûr ! Mais je ne vais pas te donner ses conclusions, tu deviendrais encore plus moqueur !

Tiens, regarde. Je t’ai préparé un papier en guise de réponse à tes remarques concernant l’absence totale d’articles positifs sur les découvertes du Dr Hamer. Voilà ce que tu aurais pu lire sur le procès contre la Médecine Nouvelle du Dr Hamer, dans un article sans parti pris.

Bon, je veux bien faire un effort, mais pas sans avoir quelque chose à boire pour dérouiller les mécanismes, comme tu dis. Tu veux bien me commander un demi, s’il te plaît ? Fais voir ton truc, qu’est-ce que tu m’as encore préparé comme arnaque ?

L’Ouverture sur le Monde du mardi 1 février 2000

Les découvertes spectaculaires d’un médecin allemand dédaignées par les scientifiques

Le docteur allemand Ryke Geerd HAMER prétend avoir trouvé un système sans failles pour aider les patients atteints d’un cancer. Au lieu de faire passer ce cancérologue devant un comité scientifique à la hauteur de ses découvertes, notre pays n’a pas trouvé mieux que de l’appeler à comparaître devant le tribunal correctionnel de Chambéry, qui le jugeait hier pour exercice illégal de la médecine. Absent,
il a laissé s’expliquer seule sa représentation en France,
l’association Stop Au Cancer à Chambéry.

E
trange procès, auquel ont pu assister une poignée de privilégiés, arrivés très tôt dans le froid matinal, avant la fermeture au public du palais de justice, faute de place dans la salle d’audience. Un procès d’une durée de près de 16 heures, de huit heures du matin jusqu’à minuit ! Un procès qui a vu le défilé de personnes, atteintes d’un cancer dans le passé, venues témoigner de leur guérison et des bienfaits des découvertes du cancérologue allemand, le docteur Hamer. Un procès qui a vu le défilé de médecins venus de plusieurs pays d’Europe pour souscrire, par leurs constats sur le terrain, aux thèses et aux lois biologiques formulées par le docteur Hamer et soutenues en France par l’association Stop Au Cancer à Chambéry. Un procès qui a vu également l’apparition de quelques témoins à charge, membres des familles de patients décédés d’un cancer. Patients décédés après avoir été en contact avec l’association ASAC, qui leur avait conseillé d’arrêter les traitements proposés par la médecine officielle. Un procès qui a finalement vu paraître à la barre le professeur Thierry Philip, président de la fédération nationale des Centres de Lutte contre le Cancer, directeur du centre lyonnais Léon Bérard. Un spécialiste venu pour délivrer un témoignage à charge, notamment en déclarant comme fausse une vérification scientifique et officielle des thèses du Dr Hamer, faite les 8 et 9 septembre 1998, à l'Institut de Cancérologie H. Elizabeth de Bratislava et dans le service de cancérologie de l'hôpital de Trnava, en présence du prorecteur de l'Université de Trnava, du doyen de la Faculté de soins et de sociologie de l'Université de Trnava, de 10 maîtres de conférences et de professeurs.
Le procès s’est terminé par une réquisition d’une sévérité totalement incompréhensible, ne tenant compte ni de l‘absence totale, pendant le procès, d’arguments scientifiques contredisant l’approche du Dr Hamer, ni des témoignages à décharge, ni des avancées potentiellement extraordinaires dans la lutte contre le cancer, si les thèses du Dr Hamer s’avéraient justes.

Affaire à suivre….


Voilà ta bière. Alors, qu’est–ce que t’en penses, hein ?

J’aime bien ta façon d’être indépendant et honnête ! Rien que le terme de “ découvertes spectaculaires ” montre déjà bien que tu n’es pas vraiment impartial !
 
Un jour je vais te le montrer en te tapant sur la tête ! Non, mais ! Tu peux me dire comment on devrait appeler autrement ce qu’il pense avoir trouvé ? Je ne juge pas la validité de ces découvertes. Je ne parle que du fait que ce monsieur prétend avoir trouvé un système permettant de comprendre ce qu’est un cancer, ce qui cause son apparition, et ce qui permet d’en guérir. J’ai bien dit “ guérir ”, et non pas “ être en rémission ”. Que ce monsieur a trouvé un système très prometteur, qu’il l’a documenté d’une manière tout à fait scientifique, procédures de vérification incluses, et que les institutions officielles non seulement ne lèvent pas le petit doigt pour voir si ce système tient la route, mais se livrent en plus à une obstruction digne des pires dictateurs. Le tout dans un lugubre contexte de plus de 100.000 morts par an, rien qu’en France.
Bon, écoute, je ne sais plus comment faire avec toi. Tu es vraiment équipé d’une carapace en acier inoxydable contre toute pénétration d’un quelconque argument plaidant pour Hamer. Il vaut mieux laisser tomber ces dialogues de sourds.

………

………

………

T’as vu le match, hier soir ?

………

On a gagné ou ils ont perdu ?

Déconne pas ! Est-ce que tu penses vraiment qu’on n’aurait plus rien à se dire si on ne parlait plus de ton truc là ? Allez, il y a encore plein de choses intéressantes à discuter. Change un peu de disque, ça te ferait du bien.

Je ne vois pas ce qui pourrait être plus intéressant que les découvertes de Hamer ! Je te le jure, j’ai l’impression d’avoir fait un voyage interstellaire ! Mon problème maintenant, c’est que personne ne veut m’écouter. “ Le savoir non partagé empoisonne celui qui le détient ”. Je ne me rappelle plus où je l’ai lue, mais je ne passe pas une journée sans me citer cette phrase. Je rencontre des gens moins fermés que toi, mais au bout du compte très peu de personnes me semble réaliser réellement les implications de la Médecine Nouvelle.

Ma foi, tu ne te prends vraiment pas pour n’importe qui, on dirait. Le savoir enfermé dans les profondeurs insondable de ton être incompris ! Tu te rends compte de ta façon de présenter les choses ? Tu te mets tellement au-dessus des autres que tu ne devrais pas t’étonner de tes difficultés à trouver une oreille ouverte.

………

Bon, je vais être honnête avec toi. D’une certaine manière tu as évidemment éveillé en moi un intérêt pour ton histoire. Tout semble totalement insensé étant donné l’absence d’un écho important dans les médias, mais il est vrai que cela ne justifie pas de tout rejeter en vrac. J’ai réfléchi à ton questionnement sur la raison de ma position défensive et je crois avoir trouvé quelques réponses.
Le peu que tu m’as expliqué de l’approche de Hamer me dérange beaucoup, car elle bouscule une partie de mon passé. Tu sais que mon père est décédé à la suite d’un cancer. J’ai finalement réussi à vivre dans un monde sans lui, mais toute cette histoire rouvre d’anciennes blessures plus ou moins guéries.
De plus, je me sens entraîné dans un domaine que je n’aime pas. Je préfère laisser aux autres le soin de s’occuper de nos problèmes de santé, le sujet ne me tient vraiment pas à cœur. Or, une application des théories de Hamer sous-entend l’investissement de tout le monde à tout moment. Je dois m’occuper de ma santé, non seulement quand je suis malade, mais aussi quand je ne le suis pas.
Et finalement je suis totalement opposé à ta façon de prendre des exemples dans le monde animal, pour étayer ton discours sur l’être humain. Nous sommes peut-être un peu comme eux, mais nous ne sommes pas des animaux. Toute cette théorie sur “ Mère Nature ” qu’on devrait comprendre et respecter. Je n’aime pas ça du tout !

En voilà une réponse intéressante ! Ouf, j’ai cru un instant qu’on avait définitivement perdu le sens de la direction dans les marais étendus de nos discussions sans queue ni tête ! Bon, maintenant que tu m’as donné satisfaction en élucidant l’énigme de ta défense obstinée c’est à toi de me dire si tu veux continuer nos débats habituels, ou si tu ne veux plus rien entendre. Les arguments que tu m’as donnés sont évidemment suffisants pour me clouer le bec en ce qui te concerne, et si tu veux, je ne t’embêterai plus avec mon délire, comme tu dis. Je sais bien que toute chose a un côté négatif, et je ne veux pas être pris pour un fou furieux qui s’imagine être le sauveur du monde. Hamer ne résout pas tout, loin de là, mais sa façon de voir les choses me paraît tellement plus juste.
Bon, on s’arrête là ? Je vais chercher le petit à la crèche.

Oui, je vais y aller aussi. Je dois chercher Claire à son boulot, sa voiture est tombée en panne ce matin. Ciao, à demain !

Ciao, à demain ! Fais la bise à ta petite famille de ma part. Il faudrait qu’on s’organise une soirée un de ces quatre.

Oui, ça serait sympa, tiens. On verra demain. Allez bye, n’oublie pas de payer, c’était ton tour aujourd’hui !
Courrier    - 10 -


Chère amie,

Il est toujours plus facile de parler d’autrui que de soi-même et de prendre comme exemple le malheur des autres, quand on veut rendre plus compréhensibles les fondements de la Médecine Nouvelle. Maintenant je vais tenter d’être courageux en te parlant de moi et de ce qui s’est passé dans ma tête la semaine dernière.

Dans le compte-rendu du premier congrès international de la Médecine Nouvelle, l’an dernier en Suisse, le docteur Hamer cite l’exemple d’une personne étant dans un conflit de “ vouloir être séparé ” de son frère, dans une relation “ je t’aime, je te déteste ”. Pendant une certaine période, ce conflit s’est manifesté physiquement par un problème d’épiderme, qui “ desquamait en plaques ”. Je t‘épargne les détails qui ne sont pas très pertinents pour mon histoire.
Ce cas m’a fait penser, à tort ou à raison, à mes problèmes de cuir chevelu. Comme ce problème n’est toujours pas réellement résolu, à mon grand dam, je cherche d’autres pistes que celle dont je t’ai parlée. Quelque chose dans le cas cité par Hamer m’a fait tilt, et je pense bien que c’est la notion de “ vouloir être séparé ”. Si je me souviens bien, les problèmes de peau ont fait leur première apparition fin 1982, à Aix. En tout cas, c’est bien à ce moment que les plaques sont apparues massivement. Et comme par hasard c’est justement en août/septembre 1982 que j’ai commencé, pour la première fois de ma vie, à vivre en couple avec une fille. Ce qui m’a sauté aux yeux, en lisant le cas de Hamer, c’était la ressemblance avec mes relations de couple. La différence étant que je suis toujours dans une problématique qui doit plutôt être formulée comme une  “ impossibilité de pouvoir me séparer ” si j’en sentais la nécessité. Que le problème ait un rapport avec le cuir chevelu peut trouver son origine dans le fait qu’une fille dont j’avais été éperdument amoureux me caressait souvent la tête.
Tout ça n’est pas nouveau pour moi, mais c’est bien la première fois que j’arrive à analyser (et que j’ose avouer) clairement ce qui se passe en moi. Plusieurs fois dans ma vie j’ai été très malheureux après une séparation, le mois de juillet 1979 étant l’un des pires de ma vie. La crainte de ce malheur est maintenant gravée en moi, mais pas tant en ce qui me concerne moi-même. Je n’ai plus jamais été dans une situation pareille depuis 1979, bien que j’aie connu des séparations forcées depuis. Même si une séparation est imposée par l’autre, j’arrive assez facilement à prendre distance maintenant et je ne me retrouve plus au fond du puits, comme avant. C’est plutôt comme si je craignais le malheur de l’autre que je n’ai pas le droit de lui infliger. Alors il m’est interdit de la quitter. Elle devient ma prison, même si les portes sont grandes ouvertes en réalité. Même si je n’ai aucune intention de quitter ma femme, je me sens parfois emprisonné par elle.
Je dois trouver une autre façon d’aborder la vie en amoureux ! Ce n’est pas possible, un sac de nœuds pareil !

Quand je suis parti de la maison mercredi matin pour aller à M., je me sentais un peu paumé et triste et je comptais sur le congrès pour me changer les idées. J’ai assisté à cet événement dans le passé, en 1997 je crois, et j’en garde un très bon souvenir. Donc j’espérais passer quelques jours très agréables, mais cela ne s’est pas du tout passé comme prévu. Je vais essayer de te brosser un tableau complet, ce qui n’est pas facile car j’y apparais un peu comme un crétin.
Lorsque nous avons commencé à mettre notre produit en démo chez des clients, nous nous sommes heurtés à une société, bien plus grande que la nôtre, que je vais appeler QuelTracas, spécialisée dans la maintenance des équipements médicaux. Alors que nous n’étions pas concurrents dans le domaine spécifique visé par notre système, nous avons dérangé QuelTracas, parce que nos instruments de mesure montraient d’une manière indiscutable les défauts des équipements entretenus par eux. Nous leur avions proposé de travailler ensemble, parce que nous pensions que nos expériences pourraient également leur servir à améliorer leurs performances. Mais au lieu d’accepter la main tendue, ils ont jugé plus utile d’essayer de nous faire passer pour des bidouilleurs, en racontant partout que notre système était du pipeau. Finalement, voyant que ce que nous proposions commençait à réellement plaire aux clients, ils se sont dépêchés de nous copier tout en continuant à dire du mal de nous et en faisant le forcing pour tenter de placer leur système dans les établissements intéressés, en l’installant gratuitement s’il le fallait.
Je t’ai décrit la situation actuelle en détail, pas parce que nous sommes réellement embêtés par QuelTracas, qui sont en train de creuser leur propre tombe en disant du mal de nous, mais pour que tu aies une idée de l’ambiance démoralisante qui peut régner dans le monde des affaires.
Et voilà qu’arrive le jour ensoleillé où je me pointe au congrès de M. Je suis plein d’énergie, car je suis quand même d’une certaine manière un peu à l’origine d’un chamboulement que connaît ce milieu actuellement. Il est presque onze heures et le rassemblement bat son plein. Je vais rejoindre le stand où est exposé “ mon ” système, d’un pas assez joyeux, mais quelle est la première chose que je vois ? Un stand super de QuelTracas, à un endroit stratégique qui ne peut avoir été obtenu autrement que par copinage avec l’organisateur du congrès. Organisateur qui a tout fait pour essayer d’interdire l’accès à notre principal allié, la société qui fabrique nos instruments de mesure. Organisateur qui est, en France et dans cette branche, le principal formateur du personnel hospitalier. Son avis est parole d’évangile dans la spécialité, ce qui devrait l’obliger à rester neutre. Quand j’arrive finalement sur le stand de notre distributeur où est exposé notre produit, je constate qu’il est difficile de faire moins bien.
Pendant toute la journée, je me suis senti réellement démoralisé. Notre système dans un coin obscur, les grandes gueules de la concurrence sur le devant de la scène. Puis la couche supplémentaire dont je ne peux pas me défaire quoi qu’il arrive : la petite voix inspirée par la connaissance de la Médecine Nouvelle, qui me dit que de toute façon, tout est ridicule. Dans l’amphi où j’ai assisté à une conférence sur un aspect de la spécialité, je n’entends qu’un discours fondé principalement sur des dogmes et des on-dit, un tissu de bêtises confectionné pour servir les intérêts commerciaux de je ne sais qui. Les seuls moments positifs de la journée ont été une discussion à table avec des inconnus et l’exposé de mon patron dans l’après-midi, dans une petite salle devant peu de monde, bien entendu.
La grande bataille contre les agents pathogènes, les micro-organismes censés être à la base de tous nos maux. Une phrase me vient sans arrêt à l’esprit : les cadavres sont couverts de mouches, mais ce ne sont pas elles qui ont causé la mort. Je suis maintenant tellement éloigné de cette vision du monde inspirée par les découvertes de Pasteur & Cie. Et je me sens terriblement seul, car toute communication est impossible. Qui m’écouterait sans me prendre pour un fou furieux ? Le soir je décide de rentrer à la maison. Les journées sur lesquelles j’avais compté pour me remonter le moral m’ont finalement totalement déprimé.

Depuis j’ai beaucoup réfléchi : avec mes connaissances de la Médecine Nouvelle je dois aussi pouvoir m’aider moi-même. J’ai relu tout ce que j’ai ici sur la dépression, qui est liée à un conflit de territoire plus un équilibre entre les hormones masculines et féminines. Il est indéniable que je me trouve dans cette problématique : QuelTracas vient empiéter d’une manière inacceptable (car malhonnête) sur mon territoire. Territoire perdu de toute façon, parce que les frontières en ont été effacées par ma rencontre avec Hamer. Peur dans le territoire, perte de territoire, rancœur dans le territoire, tout y est. Heureusement que j’ai remplacé le portail de mon jardin samedi dernier ! Quelle symbolique, d’autant plus que je n’ai pu mener à bien cette tâche que grâce aux impulsions énergiques de mon père !
Je n’étais peut-être pas vraiment dépressif, seulement très démoralisé, mais mes nouvelles connaissances permettent d’être plus conscient de ce qui m’arrive et je peux essayer de désamorcer tout de suite un conflit naissant. Car un conflit de perte de territoire que l’individu a vécu dans l’affrontement donne dans la phase de solution un infarctus du myocarde, mortel si le conflit a été actif pendant plus de huit ou neuf mois ! Il vaut mieux être au courant et savoir lâcher prise ! Sans connaître la Médecine Nouvelle, je ne serais sûrement pas parti le premier soir et j’aurais continué à aggraver mon cas en ruminant.

La façon d’aborder les maladies et les troubles du psychisme est totalement différente de ce qu’on a pu connaître jusqu’à maintenant, car la honte, la culpabilité, etc. ne sont plus présents. Je peux en toute tranquillité réfléchir à ce qui m’arrive, pour comprendre. C’est magique. Au lieu de fuir l’idée de la dépression, je peux l’accepter, car j’en connais maintenant le bon sens et le côté génial : si le conflit ne peut pas être résolu dans l’affrontement, la dépression permet à l’organisme de résoudre le conflit par le repli, ou de vivre avec.
La mégalomanie, dont je t’ai parlé récemment, est aussi un mécanisme permettant à l’individu de trouver une sortie à sa problématique : deux conflits de dévalorisation actifs peuvent donner des délires de grandeur, permettant de se sortir de la dévalorisation ! Je suis en plein dedans. Dévalorisation intellectuelle, car je ne suis pas entendu. Dévalorisation également après la perte de ma femme. Du coup je me prends un peu pour le sauveur du monde et je dois faire quelque chose de grand. Alors j’écris des pages et des pages. Et cela me soulage. J’ai eu parfois des remarques un peu cyniques sur mes prétentions, mais je pense avoir bien fait de continuer ! Je me rends bien compte combien il m’a été nécessaire d’écrire toutes ces pages depuis la mort d’Isabelle !

Les analyses sur moi-même ne sont peut-être pas à 100% exactes, mais peu importe, je continue mes recherches. Toutes ces réflexions m’aident beaucoup à avancer sur ce chemin extraordinaire de la découverte de soi. J’ai le temps de peaufiner, il s’agit de moi-même et je ne me sens pas en danger !

Ton Jean dévoué
Entretien    - 11 -


Bonjour !

Ah ! Bonjour Marie ! Vous êtes déjà là ? Entrez dans mon bureau et mettez-vous à l’aise, j’arrive dans deux minutes.


Voilà, je suis à vous.

Alors, comment allez-vous depuis la semaine dernière ?

Bien ! Je me sens beaucoup mieux depuis notre dernier rendez-vous. Vous avez vraiment mis le doigt sur mon malaise et cela m’a permis de retrouver un peu de sérénité. J’ai fait mes petits devoirs, comme vous me l’aviez conseillé, et les choses commencent à rentrer dans l’ordre.
Mais je vous préviens, je ne m’en irai pas sans avoir eu la réponse à la question de l’utilité des graisses en trop.

D’accord, on en parlera tout à l’heure, je vous le promets ! Mais d’abord, j’aimerais voir ce que vous avez écrit sur les pour et contre des diverses façons d’aborder le cancer. Vous êtes allée faire un tour à l’hôpital ?

Bien sûr ! Et je n’ai pas eu besoin de rester longtemps pour me rafraîchir les idées ! J’ai aussi revu une personne qui avait terminé sa chimiothérapie il y a deux mois. Elle est de retour dans le service pour remettre ça. Elle a fait une rechute, alors que les résultats du premier traitement avaient été annoncés comme excellents. Non, non, j’ai décidé une fois pour toutes que je n’y retournerai pas pour me faire soigner, quoi qu’il arrive. J’ai encore des doutes parfois, mais plus en ce qui concerne l’hôpital ! Je n’en veux pas !

Bien ! Les soins au CHU ne vous tentent plus, c’est déjà un pas en avant. Mais c’est un peu une approche par le côté négatif. Maintenant il vous faut peut-être connaître encore un peu mieux les arguments qui plaident pour le décodage biologique, non seulement pour être sûre que les autres ont tort, mais aussi, et c’est encore plus important, pour être réellement convaincue d’avoir raison vous-même. Vous me montrez ce que vous avez écrit ?

Tenez, je l’ai tapé à l’ordinateur pour que ce soit plus lisible et j’ai mis tout ce que j’ai trouvé dans un tableau bien structuré. Ce qui m’a bien aidé à mettre un peu d’ordre dans mes idées, d’ailleurs.

 
Médecine Officielle    Médecine Nouvelle       
Pour    Contre    Pour    Contre       

Des moyens gigantes-ques mis à disposition du patient : laboratoires, mé-dicaments, hôpitaux, ap-pareils très sophistiqués, des capitaux colossaux, et ce depuis longtemps déjà.

Acceptée par la majorité des personnes que je connais. Tout le monde me conseille de me faire soigner par les voies classiques.
    
Les résultats obtenus ne semblent pas être bons du tout, pour ce que j’en sais, bien que les médecins aient tendance à me faire croire le contraire.
 
Les traitements sont très pénibles voire insuppor-tables.

Après bien des années de recherches sur le cancer, par une armée de cher-cheurs, personne ne sem-ble avoir compris ce qu’est un cancer. Comment peu-vent-ils espérer pouvoir proposer une thérapie ga-gnante dans ces con-ditions ?

Jamais d’explications sim-ples, claires et convain-cantes pour montrer que le sujet est maîtrisé par les spécialistes.

J’ai l’impression de n’ex-ister qu’en tant que per-sonne malade : je me sens prise pour un paquet de cellules malades. Mon vé-cu n’intéresse personne.    
Pour la première fois de ma vie, en matière de santé, j’ai l’impression de comprendre ce qui m’arri-ve, et pourquoi cela m’est arrivé à moi, à ce moment précis. Tous les faits s’ac-cordent avec les bases théoriques avancées par mon thérapeute, qui a pu me donner une description de ce que j’ai vécu et de la manière dont j’ai ressenti ce vécu, avant même que je lui ai parlé de ce qui m’était arrivé. En plus le cancer perd totalement son côté catastrophique.
Cela n’est pas le cas dans l’approche de la médecine classique, qui ne s’est pas renseignée sur ma vie. Pour elle, le cancer m’a sauté dessus, d’une ma-nière imprévisible pour tous et doit être éradiqué au plus vite par tous les moyens.

La MN a pu donner une réponse à toutes les questions que j’ai pu poser, d’une manière iconoclaste, soit, mais très convaincante.

Je me sens une personne entière. Mon vécu est non seulement pris en compte, mais il est même mis au premier plan.
    
Je me sens toute seule

Bien que cette approche semble très prometteuse, personne n’en parle, ce qui ne plaide a priori pas pour elle.

Les personnes que je connais et qui défendent la MN, ne sont pas mé-decins. Il est difficile d’ac-cepter qu’ils aient raison contre tous les spécia-listes.       

Ici je choisis l’opinion d’une majorité écrasante, mais qui ne me semble pas avoir des bases très solides. Tout le monde se réfère à tout le monde, mais il n’y a apparemment aucun cadre de référence : le cancer est un phénomène totalement incompris, ce qui n’empêche personne de faire confiance aux traitements proposés !
    
Là je choisis mon opinion à moi, et je pense avoir raison. Je ne peux pas me référer à beaucoup de gens, mais j’ai un cadre de référence : le cancer est un phénomène clairement défini. Son apparition est expliquée, ainsi que sa guérison. Tout ce que je peux constater en moi et autour de moi m’indique que ce choix est le bon.
    

……

Alors, qu’en pensez-vous ?

Je pense que ce que vous avez écrit est très bien, Marie ! Pour moi, c’est la preuve que vous êtes réellement en train de vous en sortir par la voie royale ! C’est vraiment super, je suis fier de vous. Et en si peu de temps !

Je me sens vraiment différente depuis que j’ai commencé à mettre les choses sur un bout de papier. C’est en écrivant que le ciel s’est éclairci. Au lieu de tourner en rond, ça m’a permis d’avancer et d’en arriver aux conclusions que j’ai notées au bas de la feuille. Je ne vous cache pas que ça m ‘a pris beaucoup de temps.

Peu importe ! Vous avez atteint le but que l’on s’était fixé : trouver un moyen qui vous permette d’avoir d’avantage confiance en vous.

Ce n’est pas mal.

Ce n’est pas mal du tout ! Vous me permettez d’en faire une photocopie ? Votre tableau pourra sûrement donner du courage et de l’inspiration à d’autres personnes !

Bien sûr ! Votre demande me flatte beaucoup.

Je vais le faire tout de suite. Un instant, la photocopieuse est juste à côté.


Merci. Voilà votre feuille.

Je vous propose d’approfondir la théorie de la Médecine Nouvelle. Je pense que vous êtes prête à en savoir un peu plus maintenant. Ça vous dit ?

Bien sûr !

Bon alors, voyons voir. Je pense qu’il serait utile de commencer par ce dont je vous ai déjà parlé lors de notre deuxième entretien, il y a un mois.
Le cancer de la glande mammaire du sein gauche chez la droitière (et du sein droit chez la gauchère), est le résultat d’un choc sévère, totalement inattendu et vécu dans l’isolement, que la personne en question a ressenti comme un grave conflit biologique dans la relation mère/enfant, aboutissant à un besoin de materner l’enfant en danger. De ce fait, le cerveau donne l’ordre de faire du tissu en plus dans la glande mammaire, pour qu’elle puisse potentiellement non seulement faire plus de lait, mais un lait plus riche de surcroît. Dans votre cas, l’élément déclencheur a été votre licenciement totalement inattendu. Quand vous avez appris la mauvaise nouvelle, vous avez été tout de suite extrêmement inquiète pour le futur, non pas tellement pour vous-même, mais surtout pour votre enfant. Vous craigniez de ne plus pouvoir subvenir à ses besoins.
Je pense que jusque là je ne vous apprends rien de nouveau ? Vous vous rappelez ?

Oui, oui. Bien sûr que je m’en souviens ! Mais c’est bien de se l’entendre dire dans des termes clairs et précis une deuxième fois.

Cette approche est contestée par beaucoup de gens. Car, se disent-ils, si cette façon d’aborder le cancer était la bonne, toutes les femmes auraient un cancer du sein après un licenciement, ce qui n’est pas le cas, bien évidemment. Mais en suivant ce raisonnement, ils oublient que dans une situation donnée il y a des tas de réactions possibles. Un licenciement peut être ressenti de plusieurs manières différentes, et c’est le ressenti qui est important. Ce n’est pas l’événement en soi qui compte, mais la façon dont la personne en question l’a vécu. Est-ce qu’elle l’a vécu comme une injustice ? Est-ce qu’elle ne se sent plus bonne à rien ? Est-ce qu’elle a peur de ne plus pouvoir subvenir à ses propres besoins ? Aux besoins de son enfant ? De sa famille ? Est-ce qu’au fond ce n’était pas un soulagement, car le boulot ou les collègues lui étaient insupportables ? Il n’y a qu’elle qui puisse le dire !

Maintenant nous allons entrer un peu plus dans la théorie. Pour ne pas vous faire perdre le fil, je vais me limiter au premier groupe d’organes défini par le Dr Hamer, ceux dérivés du feuillet embryonnaire endodermique : l’hypophyse, l’oreille interne, les glandes lacrymales, pratiquement l’ensemble du tube digestif, la thyroïde, le foie et le pancréas, les organes de procréation, les alvéoles pulmonaires, les tubes collecteurs des reins et le nombril.
Le Dr Hamer a découvert que tous ces organes archaïques ont des points suivants en communs ; en ce qui nous concerne aujourd’hui :

Ils ont tous leur relais au tronc cérébral, notre premier cerveau, le cerveau ancien. Le relais de chaque organe correspond à une zone très précise du tronc cérébral, zone qui, en cas de maladie, est atteinte en même temps que l’organe correspondant.
Le développement d’un cancer dans un de ces organes, est toujours causé par un conflit biologique archaïque.
Lors du développement du cancer, dans la phase active du conflit, il y a toujours un accroissement de la quantité de cellules dudit organe, c’est à dire qu’il y a de la matière en plus.
Cette matière en plus est fonctionnelle, car elle améliore les performances de l’organisme. Exemples : plus de capacité de stockage pour le foie, meilleure respiration pour les alvéoles pulmonaires, meilleure digestion pour l’estomac et l’intestin et plus de thyroxine élaborée par la thyroïde afin devenir plus rapide.
Quand l’organisme a trouvé une solution à son problème, la matière en plus qui s’est développée pendant la phase active du conflit biologique est éliminée par des mycobactéries et des champignons. Les organismes les plus anciens dans l’évolution ! Ces micro-organismes ne sont donc pas la cause du cancer, mais jouent un rôle dans sa guérison !

Donc en résumé : le cancer d’un organe archaïque peut être défini comme une prolifération fonctionnelle et contrôlée de cellules, causée par un conflit biologique archaïque dans un organe archaïque géré par le cerveau archaïque, et réparée par des organismes archaïques. Si cela n’est pas une définition claire et précise, j’arrête tout !

Je ne suis pas sûre de pouvoir répéter votre discours mot pour mot, mais votre explication est limpide. Tellement limpide que la base paraît finalement très simple. Comment se fait-il qu’il ait fallu tant d’années pour trouver ça, et pourquoi est-ce que si peu de gens sont prêts à défendre les idées du Dr Hamer ?

Voilà une bonne question. Pourquoi est-ce que tout le monde n’en parle pas tous les jours ?
La première raison est qu’il y a très peu de gens au courant, et ceux qui entendent parler de la théorie du Dr Hamer la prennent pour une débilité. Elle est tellement en contradiction avec tout ce qu’on sait, ou pense savoir.
Il a été dit que la Médecine Nouvelle ne sera pas acceptée avant d’être officiellement vérifiée dans nos Instituts. Et ça, ce sont les responsables de ces Instituts qui le disent. On ne peut donc que tourner en rond : ceux qui exigent une vérification officielle sont les mêmes qui devraient la faire mais qui dans un même temps refusent de la faire. On ne risque pas d’avancer comme ça ! Et à présent qu’une vérification a été effectuée par l’Université de Trnava, des voix se lèvent pour dire que cette vérification ne compte pas, parce qu’elle n’a pas été faite dans notre pays et que, de toute façon, c’est un faux. Sur un plan institutionnel l’histoire se mord la queue.
Ce n’est pas que le Dr Hamer demande à ses adversaires de prouver qu’il a tort. Il a exposé toute son approche et ne demande qu’à travailler en paix, avec des patients qui devraient avoir le libre choix de leur thérapie. Mais on lui rend la vie totalement impossible, en l’excluant de l’Ordre des Médecins, en le mettant derrière les barreaux, en allant jusqu’à ordonner la fermeture par les forces de l’ordre d’une clinique où les patients étaient soignés sur les bases de la Médecine Nouvelle, avec des résultats fantastiques. La justice a dû admettre, après avoir saisi les archives de la clinique, que 90% des patients soignés étaient encore en vie, 5 ans après leur hospitalisation. Un pourcentage extraordinaire !
Alors, finalement personne ne parle du Dr Hamer, parce que les gens qui ne connaissent rien à la médecine s’en remettent à l’avis des spécialistes de la santé, qui se cachent derrière leur petit doigt. Et la communication est d’autant plus difficile que toute cette histoire est tellement invraisemblable. Un truc à dormir debout à première vue. Mais quand on a pris la peine de creuser un peu, on ne dort plus du tout !

Si l’histoire peut être résumée comme vous venez de le faire, la réalité du monde d’aujourd’hui ne ressemble en rien à l’idée que je m’en étais faite. Opposition volontaire depuis 20 ans aux avancées scientifiques permettant une vision toute nouvelle et extraordinairement prometteuse en matière de santé. Ça me fait peur.

Oui. Il va falloir beaucoup de sagesse pour gérer la crise, quand toute cette affaire verra le jour. La population aura sûrement très envie de trucider les médecins et autres hommes politiques tenus pour responsables de l’obstruction faite au Dr Hamer. Alors qu’on peut espérer que la grande majorité des personnes impliquées ont agi en toute bonne foi.

On va peut-être s’arrêter là ? J’ai la tête qui tourne avec tout ça. J‘ai vraiment besoin d’une bonne période de digestion. Quelle folie !
………
Au fait, vous m’expliquez, pour la graisse ?

Ah oui, j’avais oublié ! Je vous ai dit que les graisses servent à être gros. En fait, grossir est une réponse à un conflit biologique de l’apparence corporelle, réponse qui trouve son origine dans une problématique d’abandon. Le petit animal abandonné par sa mère se sent trop petit et vulnérable, et vit dans la crainte de se faire bouffer ! Donc il grossit, pour impressionner l’adversaire. L’être humain vit très mal l’obésité, qui est la cause d’un deuxième conflit de silhouette : la dévalorisation esthétique. Ainsi le conflit d’abandon est verrouillé et l’on ne peut sortir de l’obésité que par l’acceptation de soi.

Ah bon ! …?…

Je vois que je ne vous ai pas totalement convaincue, cette fois-ci. Je me rappelle avoir réagi un peu comme vous, la première fois qu’on m’en a parlé. Bon, de toute façon, il va vous falloir du temps pour assimiler. Ce serait peut-être une bonne chose que vous lisiez le livre du Dr Hamer, intitulé : LEGS, les Fondements d’une Médecine Nouvelle . Si vous aviez un moyen de vous connecter à Internet, vous devriez jeter un coup d’œil sur le site www.multimania.com/asac.
Ainsi, vous aurez plus de connaissances théoriques, ce qui rendra certainement plus accessible tout ce que je peux encore vous apprendre. Tenez, je vous prête le livre pour quinze jours. Ça vous va ?

Super, je vous remercie énormément ! Si j’arrive à comprendre, je le commanderai ! On se revoit quand ?

Il n’est plus nécessaire de continuer nos séances d’une manière intensive. Je pense honnêtement que vous n’avez plus besoin d’une aide thérapeutique pour continuer votre guérison sur un plan physique, et en ce qui concerne votre bien-être psychique, vous savez maintenant très bien vous-même ce qui vous reste à faire.
Par contre, il peut vous être très utile de continuer d’en apprendre un peu plus sur la Médecine Nouvelle. Je voudrais mettre en place des groupes de travail pour permettre aux intéressés de mieux connaître les bases théoriques du décodage biologique, mais en attendant d’avoir monté une structure permettant le travail en groupe, je continue à faire un peu d’enseignement pendant les séances individuelles.

On remet ça à la même heure la semaine prochaine ? Vous aurez eu le temps de lire le livre, au moins en partie. Ça nous permettra d’avancer plus vite.

Oui, ça me va très bien. J’aimerais bien apprendre tout ce que je pourrais sur le sujet.

Entendu, à la semaine prochaine alors. Au revoir !

Au revoir !
INTERMEZZO    - 12 -


Ho Jean ! Tu t’en vas déjà ? T’es à la bourre ?

Tiens, salut René, t’arrives un peu tard ce soir ! Submergé par le travail ?

Non, submergé pas vraiment. Mais j’ai été appelé au téléphone par un collègue qui avait besoin de quelques renseignements très techniques sur le développement d’un nouvel algorithme pour la compression des données numériques à faire transférer par le réseau de pilotage de notre nouvelle chaîne de fabrication de tubes ovoïdaux en acier inoxydable. Passionnant, soit dit en passant.

Je te crois sur parole ! Déjà le peu que tu viens de m’en dire m’empêchera sûrement de fermer l’œil cette nuit. Quel envol grandiose vers les cimes de l’intellect humain. Nous voilà émerveillés devant la scène montrant en vue plongeante les hordes de travailleurs immigrés et d’agriculteurs autochtones, la sueur au front, l’œil torve, les mains calleuses et les fesses serrées.

… ?…

Excuse-moi, il m’arrive d’être soudainement pris, c’est dramatiquement irrépressible, par une envie oppressante de m’exprimer avec fièvre et lyrisme devant les prouesses techniques et scientifiques de notre société moderne. Je te demande pardon, à toi, qui n’as pas l’âme d'un poète.

T’es vraiment grave, toi. Dès qu’on ne parle plus de ton sujet préféré, tu deviens insupportable. Il n’y a vraiment plus rien d’autre qui puisse t’intéresser ?

Je t’ai demandé de m’excuser !

Ecoute, je dois aller faire une petite course et je reviens dans un quart d’heure. Si tu veux, je te fais lire un document très intéressant. J’ai trouvé la première partie sur Internet hier soir et la deuxième dans un bouquin que j’ai à la maison. Je t’ai promis de ne plus te parler de mon délire, tant que tu ne me le demandes pas expressément, mais je suis sûr que ces pages t’intéresseront. Tiens, lis ça. Je reviens tout de suite. Peut-être que nous allons finalement pouvoir nous embarquer ensemble dans la discussion d’un sujet qui semble prendre une tournure invraisemblable et tragique au plus haut degré. J’espère que tu ne m’en voudras pas si c’est encore dans le domaine de la santé.
A tout de suite…


Soutenez le Président Mbeki
“ Nous donnons tout notre soutien aux efforts déployés par le Président Mbeki pour élargir la discussion relative au Sida et au VIH en Afrique du Sud, cette discussion devant tenir compte des opinions exprimées par les dissidents sur les causes, les thérapeutiques et le diagnostic du Sida. ”
Nous soutenons l'attitude courageuse du Président Mbeki qui insiste pour que le Sida soit publiquement réétudié. Des démonstrations sont prévues, à New York, Los Angeles, San Francisco, Seattle, Toronto et Londres le 27 avril prochain pour soutenir l'Afrique du Sud dans cette direction, et nous tenons, ici en France, à exprimer toute notre solidarité.
Le Sida et le VIH sont des concepts artificiels, définis par des impératifs politiques, moraux et économiques, et non par une analyse scientifique honnête et rigoureuse. Un nombre croissant de dissidents ont exprimé leurs doutes sur le dogme VIH/SIDA depuis le début de la controverse. De nombreuses questions sont restées sans réponse et ont été exclues de tout débat public.
Ces questions comprennent :
1)     Où est la preuve de l'existence du VIH ? L'isolement de ce virus, directement à partir des malades sidéens, n'a jamais pu être prouvé par les critères traditionnels de la virologie.
2)     Et quand bien même ce rétrovirus existerait, les articles scientifiques publiés en 1984 et indiquant un lien de causalité entre ce virus et la dépression immunitaire, ont, depuis, été démontrés frauduleux. Où a-t-on jamais prouvé rigoureusement que ce virus soit la cause de la trentaine de maladies collectivement appelées “ Sida ” ? Trois définitions différentes du Sida ont été formulées aux Etats-Unis par le “ Centre de Contrôle des Maladies ”, la dernière incluant même des conditions qui débordent du cadre de la pathologie.
3)     Deux théories diamétralement opposées ont été postulées depuis 1984. La première théorie, qui date de 1984, suggère que le VIH est un rétrovirus “ lent ” qui, après l'infection initiale, met des années avant de se réveiller et d'endommager le système immunitaire. La seconde théorie qui date de 1995 et qui prévaut actuellement, suggère que le VIH est actif immédiatement et dégrade progressivement les défenses immunitaires. Comment l'orthodoxie du Sida peut-elle s'accommoder de définitions aussi différentes et cependant appliquer les mêmes protocoles thérapeutiques ?
4)     Où est l'épidémie annoncée au début des années 1980 ? Les chiffres publiés par l'Office Mondial de la Santé et par les média confondent la séropositivité VIH et le Sida ! Dans la plupart du tiers-monde, un test VIH+ n'est pas nécessairement un critère de diagnostic de Sida. Par surcroît, un grand nombre des maladies hélas traditionnelles dans le tiers-monde donnent des résultats faussement positifs au test du VIH. La conséquence étant que ces maladies ne sont pas traitées d'une manière appropriée.
5)     Puisqu'il n'y a aucune preuve solide d'isolement du VIH, comment le test pourrait-il être considéré comme spécifique, et, sur le plan déontologique, comment ces tests “ positifs ” pourraient-ils être présentés aux patients comme une menace de mort imminente, et comme l'obligation pour ces patients de s'exposer à des médicaments dangereusement toxiques ?
6)    Où est la preuve de l'efficacité des médicaments anti-rétroviraux qui sont les substances les plus toxiques jamais mises sur le marché dans toute l'histoire de la médecine ?
7)     Et qu'est-ce qui pourrait jamais justifier que ces médications hautement toxiques aient pu être approuvées par les autorités pharmaceutiques en des temps records ?
8)     Les personnes qui ont survécu de nombreuses années à un diagnostic de séropositivité ont toutes un point commun: elles ont toutes refusé les traitements officiels, et ont toutes utilisé des traitements naturels et économiques favorisant la stimulation immunitaire. Pourquoi ces résultats ne sont-ils pas portés à la connaissance du public ? Est-ce que l'Afrique du Sud envisage vraiment d'investir dans des médicaments fort coûteux et d'efficacité non-démontrée ?
9)     Où est le comité de surveillance, indépendant et international, qui pourra limiter les monopoles économiques et scientifiques en matière de santé publique ? Le succès de l'Afrique du Sud, en refusant la politique mondiale actuelle sur le Sida, pourrait ouvrir la voie vers la création d'un tel comité.
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