L'avenir incertain de l'homéopathie

Que n’aura-t-on tenté pour enterrer l’homéopathie ?

- Poursuites et harcèlements des médecins homéopathes depuis plus de 50 ans,

- Monopolisation de la fabrication des produits homéopathiques par les lobbies à vocation chimique,

- Dénaturation du signal homéopathique par des techniques d’élaboration tronquées,

- Choix des présentations homéopathiques aux rendements les plus médiocres (granules),

- Refus des évaluations randomisées officielles qui auraient pu donner à l’homéopathie ses lettres de noblesse,

- Refus de prise en compte des résultats obtenus par les médecins spécialisés et des millions de personnes effectuant de l’auto-médication depuis plus d’un siècle,

- Barrage aux solutions Korsakov,

- Interdiction de production et de vente des nosodes biothérapiques en basses dilutions,

- Obligation à la chauffe d’abord à 90° ensuite à 131° de toutes les souches organiques leur faisant perdre de ce fait tout pouvoir thérapeutique,

- Et enfin déremboursement total !

Motifs rapportés sur le petit écran:

- L’homéopathie n’a jamais eu aucune efficacité scientifique reconnue (ceux qui ont été guéris ou soulagés par l’homéopathie sont donc des tricheurs),

- Les fabriquant d’homéopathie ont toujours refusé de faire évaluer officiellement leurs produits (mensonge: c’est l’inverse. Néanmoins, les démonstrations d’efficacité ont été largement effectuées par des laboratoires indépendants sur de nombreux produits dits à doses « infinitésimales »),

- Les quantités négligeables mises en jeu ne peuvent prétendre à aucune action sérieuse (disque rayé depuis le début),

- L’homéopathie est considérée comme remède de « bobologie » (Messieurs les bobologues, je vous salue !).

À votre bon cœur, messieurs dames, c’était bien sûr pour colmater le puit sans fond de la Sécu. Fort heureusement, les génies promoteurs de cette mesure « aussi sotte que grenue » se ressaisirent bientôt, réalisant tout à coup que 30 000 médecins prescrivaient plus ou moins de l’homéopathie à 10 millions de français. Il faut se renseigner un peu avant de se précipiter à pondre des directives ! L’esclandre a donc été évité de justesse en avançant quelques bonnes excuses foireuses.

Je dois dire pour ma part que je n’ai jamais été très partisan du remboursement de l’homéopathie dans la mesure où ce n’est pas très coûteux, car qui dit remboursement dit contrôle-qualité et ceci pas forcément dans le bon sens. Je me comprends. Bref, Il faut aussi penser à ceux qui sont peu argentés, bien sûr.

Mais, que peut-on présager maintenant sur l’évolution de toute cette affaire. Il se dit que Boiron va racheter Dolisos. Après LHF, UNDA et autres, ce sera le dernier pion important qui tombe, dégageant ainsi l’horizon sans nuage d’un monopole exclusif.

Or, il est clair que l’absence de concurrence sérieuse est la porte ouverte à la dégradation des services. Lorsque l’on sait que les actions Boiron ont été d’abord rachetées par Mérieux et Rhône Poulenc lui-même vendu à Elf Aquitaine au travers de banques écrans depuis près de 10 ans, l’on entrevoit l’évolution probable de la stratégie: fabriquer des produits au rendement de plus en plus médiocre afin que le public et les prescripteurs soient de plus en plus déçus, rendant ainsi à la grande chimie une incontournable auréole, malgré la peur qu’elle suscite.

Alors, chers amis, plutôt que de pleurer sur notre sort, je vous proposerai prochainement un article pour vous apprendre à fabriquer de l’excellente homéopathie Korsakov. C’est vraiment facile, vous verrez.

Et merci aux empêcheurs de tourner en rond, ils nous auront donné l’occasion de gagner notre autonomie.

Michel DOGNA