On… Nous Empoisonne !

C. et L. Clergeaud

Quelques exemples d’empoisonnements quotidiens…

L’AIR CLIMATISÉ:

Notre société, dont la technologie progresse à une vitesse vertigineuse ne produit pas toujours des appareils utiles à l’homme et anodins pour sa santé. Parmi ceux-ci, nous citerons les climatiseurs et la climatisation en général. Son rôle est de maintenir une température constante dans les bureaux et locaux d’habitation tout au long de l’année, que nous soyons ensevelis sous les glaces ou exposés à la canicule.

Son rôle apparaît donc, à priori, comme une étape positive dans notre recherche du confort et du bien-être.

Ne nous laissons pas séduire; le revers de la médaille est autrement moins agréable:

Consommation importante d’énergie… d’où gâchis.

Appareillage fort coûteux.

Abandon dans les immeubles, tours et trains d’une aération naturelle de bien meilleure qualité.

Altération plus ou moins grave et rapide de la santé des usagers.

Nul ne pourra nous objecter que l’air climatisé ne suscite pas un appareillage coûteux et une dépense énergétique ruineuse.

Il suffit de regarder tourner notre compteur!

Quant aux deux dernières affirmations, elles ne sont pas gratuites. Et nous allons ci-dessous les étudier, car liées à notre santé, elles nous semblent capitales.

Comment la climatisation et l’air climatisé peuvent-ils avoir une action néfaste sur notre santé?

L’aérosol à microbes

« On sait aujourd’hui que LEGIONELLA, qui affectionne particulièrement les milieux humides, a pour gîte préférentiel les dispositifs modernes de climatisation caractérisés par certaines conditions de température et d’hygrométrie… C’est ainsi que le germe, pratiquement inoffensif dans la nature, va, à la faveur de l’aérosol extrêmement pénétrant que constitue l’air pulsé, bénéficier d’une diffusion véritablement explosive. »

C’est en ces termes que s’expriment les Drs Kervran, Leduc et Shelly à propos du Légionella Pneumophila qui fut à l’origine d’épidémies mortelles de pneumonie dans certains grands hôtels, hôpitaux et villages de vacances possédant l’air climatisé.

Bien sûr, ce genre « d’accident » n’arrive que très rarement.

Néanmoins, climatiseurs et gaines peuvent devenir de véritables usines à microbes.

Chaud-Froid, attention!

Le but de la climatisation est, nous l’avons vu, de maintenir une température constante dans les locaux où nous travaillons et vivons.

Or, il est reconnu que des différences de température trop importantes avec l’extérieur (de l’ordre de 4 ou 5° et plus) sont à l’origine de nombreux rhumes et grippes. La période d’été est la plus propice à l’apparition de tels troubles; nous n’avons pas toujours la possibilité de nous couvrir à l’entrée d’une salle climatisée. En dehors de ces différences de températures, n’oublions pas également que l’air climatisé est principalement constitué de l’air intérieur simplement recyclé.

D’où le danger microbien dont nous avons précédemment parlé et la perturbation ionique que nous allons voir.

L’action nocive de l’air recyclé s’exerce à tous les niveaux: troubles circulatoires, nerveux, respiratoires et visuels sous la forme de pharyngites, trachéites, affections pulmonaires, lourdeurs des jambes, irritations oculaires, sécheresse de la peau, nervosité latente, fièvre, etc.

Et nos ions?

Aussi dangereux que la présence de germes microbiens est l’élimination des ions négatifs de l’air recyclé.

Les ions négatifs, présent dans l’air que nous respirons chaque jour, interviennent de façon active dans les processus d’oxygénation sanguine et d’élimination des déchets que nous fabriquons.

Ils sont indispensables à notre Vie sur terre au même titre que l’oxygène.

Malheureusement, ils restent accrochés aux gaines de climatisation. Ce phénomène est ressenti surtout dans les trains TGV et Corail; certains voyageurs se plaignent d’éprouver des nausées aussi désagréables que tenaces.

Notre conseil:

Il n’est pas toujours facile d’échapper à la climatisation.

Le seul conseil que nous puissions vous donner est, dans la mesure du possible, de rester très vigilant, quant au réglage et à l’entretien - nettoyage, changement des filtres - de vos appareils.

Malgré cela, nous ne sommes pas faits pour vivre en vase clos…

Oxygénez-vous aussi souvent que possible!

Et puis, si vous devez travailler ou vivre assez longtemps dans des endroits climatisés, pensez aux ionisations et aux diffuseurs d’arômes dont une des propriétés est de régénérer l’air ambiant.

LES ALIMENTS IRRADIÉS

Dernier né des modes de conservation, l’irradiation a pour principe, le bombardement par rayons ionisants, des denrées alimentaires.

Pour ce faire, plusieurs méthodes sont utilisées:

Utilisation d’ « électrons accélérés ».

Exposition aux rayons gamma du cobalt 60 et du césium 137.

Exposition aux rayons X.

Étudié, dès 1904, par Green, ce procédé, oublié pendant plus d’un quart de siècle, fut remis à l’étude après la Seconde Guerre mondiale. En 1968, le premier aliment irradié (du bacon) est mis sur le marché américain. Les réactions ne se font pas attendre et le produit doit être retiré. Ce n’est que quatre ans plus tard, en 1972, qu’une concertation entre 24 pays juge ce produit inoffensif (sous certaines conditions).

Action de l’irradiation sur les aliments

L’irradiation des aliments est un procédé fort simple. Il suffit d’entasser les denrées choisies sur des plaques, puis de les diriger vers des cellules aux murs en béton épais (3 m) et revêtus de plomb.

L’irradiation des aliments commence après la sortie de la source radio-active (cobalt ou césium) de sa piscine protectrice.

La durée d’exposition détermine le dosage:

Temps court: une dose de 5 à 20 000 rads (le rad est l’unité d’énergie absorbée par les aliments irradiés).

suffit pour stopper les processus germinatifs.

Temps moyen: Avec 100 à 400 000 rads, les insectes présents, par exemple dans les fruits, sont éliminés. Ces doses sont utilisées pour les céréales, épices, légumes et fruits.

Temps long: de 1 000 000 à plusieurs millions de rads, microbes et virus (en fonction des temps d’exposition), elle perturbe totalement l’aliment sur le plan biologique (et chimique) et dans ses apports nutritifs.

Sur le plan biologique:

Ce domaine est encore mal connu, mais il est démontré que l’irradiation perturbe totalement les molécules d’ADN des produits vivants (fruits, légumes, etc.). Impossible pour une pomme de terre de germer ou pour un fruit de mûrir. Quant aux insectes encore présents après exposition à une faible dose: ils sont stériles.

Le second point noir mis en évidence est la formation de « radicaux libres » dans les aliments irradiés.

Ces radicaux seraient responsables du développement de certains cancers.

Sur le plan nutritif:

L’irradiation détruit les vitamines A, B, C, et D.

C’est ainsi que le poisson et le riz soumis à ce mode de conservation perdent la totalité de leur vitamine B1 (Note d‘Arxome: cette vitamine est aussi éliminée lors du « raffinage » de certains aliments comme le riz blanc. Cette vitamine est en quelque sorte la vitamine de la « bonne humeur ».).

Sont également altérés les protéines, les lipides, les glucides et les enzymes. L’aliment irradié devient mort et donc sans grand intérêt alimentaire et nutritif.

Les effets secondaires

Les effets directs sur la santé de l’homme sont mal connus.

Il est donc surprenant que l’utilisation d’un tel mode de conservation puisse être autorisé sans que nous ayons suffisamment de recul pour juger de sa totale innocuité.

Les premiers risques concernent les individus travaillants dans ce domaine; ils sont exposés aux mêmes dangers que s’ils travaillent dans une centrale.

Les fuites et les accidents en cours de transport des éléments radio-actifs ne sont pas nuls, loin de là.

Enfin, la consommation d’aliments radio-actifs peut faciliter le développement de nombreux cancers comme nous l’avons vu précédemment.

Quant à l’effet mutagène et tératogène des aliments irradiés, il n’a pas été totalement écarté.

Il faudra encore de longues années pour le confirmer ou l’infirmer.

Notre conseil:

Choisir des produits frais, de source sûre. Et ce d’autant plus que les étiquettes sont avares de renseignements.

Le saviez-vous?

Aux Etats-Unis, dans certains états, les étiquettes doivent mentionner si le produit a été irradié.

…Et stipuler que les effets sur la santé sont encore mal connus.

Et chez nous?

 

L’ALUMINIUM

ILLINOIS: JANVIER 1987. Le premier séminaire sur l’aluminium étudié comme « Neurotoxine de l’environnement », a lieu.

Depuis maintenant une dizaine d’années de nombreux scientifiques se penchent sur le problème « ALU » et les multiples manifestations pathologiques qu’il serait susceptible de provoquer.

Métal blanc brillant, l’aluminium est, après le fer, le métal le plus employé. En cuisine bien sûr, avec casseroles, faitouts ou poêles mais aussi dans de nombreux secteurs comme la pharmacie (pansements gastriques, vaccins) et la cosmétologie (crèmes, gels ou sprays antiperspirants).

COMMENT SE MANIFESTE CETTE INTOXICATION?

Les troubles n’apparaissent pas du jour au lendemain. Ils sont le résultat d’un empoisonnement très lent dont la cause n’est pas toujours évidente pour le malade et pour le médecin.

Ainsi l’aluminium peut-être responsable de: décalcifications osseuses, affections cutanées, anémie, indigestion, maux de tête, nausées, névrites, perte d’appétit, rhumatismes, cardio-myopathies, troubles intestinaux, sanguins et rénaux, ulcères, vomissements, altérations des cellules hépatiques et de la glande parathyroïde, troubles nerveux avec démence sénile (maladie d’Alzheimer) et bien sûr cancers. Son action s’exerce à tous les niveaux de notre organisme. L’aluminium ainsi que l’ont démontré de nombreux chercheurs étrangers (Cooper, Olda ou Cuslruy) empoisonne les intestins, les reins, le sang (agrégation des globules rouges), s’accumule dans le système nerveux (retrouvé dans les cellules cérébrales des Parkinsoniens), les cellules cérébrales et perturbe le métabolisme du calcium, fluor et phosphore.

A QUEL MOMENT L’ALUMINIUM SE REVELE-T-IL DANGEREUX?

Généralement, les particules d’aluminium ingérées ne peuvent franchir la barrière intestinale, car insolubles.

Rien à craindre, dans ce cas… L’aluminium est éliminé par les selles.

Mais il n’en est pas toujours ainsi:

En cuisine:

L’utilisation d’une batterie de cuisine en aluminium peut se révéler dangereuse. Ceci est fonction de l’acidité du plat préparé et de l’eau utilisée. En milieu acide, l’aluminium donne naissance à un oxyde soluble (l’alumine A1203) nocif pour les tissus de notre organisme.

Sous forme soluble, les particules d’aluminium filtrent à travers les barrières intestinales et rejoignent le sang où elles se fixent aux protéines du plasma. Dans le meilleur des cas, ces particules sont éliminées par les reins. Bien souvent, elles « squattent » les cellules d’organes tels que cœur, cerveau, ou moelle osseuse. Organes totalement incapables de se libérer des particules toxiques stockées.

En pharmacologie:

Dans de nombreux produits pharmaceutiques, des sels d’aluminium sont couramment employés.

C’est le cas des pansements gastriques, des vaccins et des produits de désensibilisation. Ils renferment de l’hydroxyde d’aluminium soluble, responsable, comme dans le cas des vaccins, d’apparition de nodules inflammatoires.

De nombreuses études ont également démontré qu’à la suite d’une vaccination, le vacciné supporte une augmentation du taux de substances pouvant provoqué des réactions allergique. Ce qui a conduit le Pr. Lery (chef du service des vaccinations de l’Institut Pasteur de Lyon) à déclarer:

« Si l’on vaccine contre la diphtérie, le tétanos, la polio, la coqueluche et l’hépatite B, l’ensemble présente tout de même 8 mg environs d’hydroxyde d’aluminium. Alors qu’au moins, on ne vaccine pas les enfants allergiques avec ce type de vaccins. »

En cosmétologie:

Difficile de donner une liste des produits renfermant des sels d’aluminium solubles.

Néanmoins, méfiez vous des antisperspirants… que ce soit sous forme de crème, gels, etc., ils en contiennent.

Appliquées sur la peau, les particules d’aluminium rejoignent très rapidement le courant sanguin… sans suivre la voie digestive.

En alimentation:

Les sources de pollution par l’aluminium n’étant pas assez nombreuses l’industrie alimentaire l’a adopté.

Ce métal a été autorisé comme colorant de surface (E 173) des boyaux pour produits de charcuterie, croûtes de fromages, gomme à mâcher, sucreries, pastillages, décors de pâtisseries.

Sous forme de sulfate d’aluminium, il est autorisé dans la fabrication des « saumures de conservation de bigarreaux destinés à être confits » (ROIG).

N’oublions pas que l’aluminium renferme également une petite quantité de plomb - métal tout aussi nocif pour l’homme.

Les dégâts ne s’arrêtent pas là.

L’homme ne fait, en définitive, que récolter ce qu’il à semé.

Le plus dramatique est qu’il entraîne dans ses erreurs la flore et la faune.

Ainsi sur le Saguenay au Québec, plusieurs usines d’aluminium déversent dans le fleuve du BENZO(A)PYRÉNE, hydrocarbure polluant et cancérigène. Ce produit a été dénoncé comme responsable de la mort de 58 belougas (baleines blanches) venues s’échouer sur les berges du Saint-Laurent. Ce nombre représente 15% de la population totale des mammifères en voie de disparition.

Les victimes présentaient, toutes, des troubles divers: abcès pulmonaires, cancers de la vessie (ce même cancer a touché 73 travailleurs d’une de ces usines: l’usine d’alcan), dermatites, hépatites, modification des gènes (ADN) ou ulcères.

Notre conseil:

En cuisine, nous vous déconseillons l’usage des casseroles en aluminium; il existe de nombreux autres matériaux non toxiques.

Quant aux produits pharmaceutiques et notamment les vaccins, c’est une question de choix personnel.

Pour en savoir plus:

Que choisir n°226, mars 1987.

Greenpeace: 28, rue des Petites-Écuries, 75010 Paris.

Éditions EQUILIBRES Aujourd’hui (édité en 1989)