TELEPHONE PORTABLE: UN AMI QUI VOUS VEUT DU MAL ?
Par ailleurs l'OMS a déclaré qu'elle se lançait dans une étude sur l'en- semble des effets des champs électromagnétiques (radios, micro-ondes, ordinateurs, télévisions, téléphones mobiles, etc.) ...dont les résultats ne seront pas connus avant 5 ans! En attendant, que faire ? qui croire ? dans le doute nous abs- tiendrons-nous ? Les Français n'en ont pas l'intention. L'utilisation des portables est malaisée dans les transports en commun, sous les tunnels par exemple. Qu'à cela ne tienne, les transporteurs vont tout mettre en oeuvre pour y remédier en installant relais émetteurs et antennes là où ce sera nécessaire. On peut se poser des questions quand on pense que l'on a réglementé l'usage du tabac dans les lieux publics parce que les fumeurs compromettent la santé de leur entourage à cause des substances nocives qu'ils répandent dans l'air. La RATP et la SNCF s'apprêtent à transformer l'ensemble de leurs gares et wagons en espaces micro-.ondes sans aucun choix possible pour les voyageurs. Qu'est-ce qui est le plus dangereux ? un fumeur qui rejette quelques milliardièmes de grammes de goudron ou le dispositif qui envoie dans le wagon un ou deux watts d'ondes ultra haute fréquence.
Grâce à une publicité remarquablement orchestrée, beaucoup de français ont trouvé dans leur soulier le soir de Noël cet objet, parfaitement indispensable dans la panoplie de l'homme moderne.
L'Australie, à cause des grandes distances et d'un habitat dispersé s'est équipée de téléphones portables dès les années 80. Suite à un accroissement sensible des cancers du cerveau (de l'ordre de 50% chez les hommes et 62,5 % chez les femmes) une enquête a été menée par le Dr Andrew Davidson dont les conclusions montrent qu'il existe un lien direct entre les deux phénomènes. Les radiations électromagnétiques sont directement mises en cause. Aux USA, deux savants de l'université de Searle avaient déjà évoqué en 1995 des ruptures anormales de l'ADN chez des rats soumis à ces radiations avec des risques de cancer. Les industriels de ce secteur d'activité lucratif se sont retranchés derrière le "manque de preuves scientifiques". En France, des recherches sont en cours au CNRS de Bordeaux et à l'université de Nîmes.