Les "nouvelles"  lois de l'A.D.N

1. ARTICLE   de la REVUE L'ESSENTIEL  paru en MARS 04
 

Depuis la découverte de l'ADN dans les années 50, les scientifiques nous ont convaincus que l'être humain était entièrement déterminé par son code génétique et qu'on n'y pouvait rien. Nous étions programmés, les changements génétiques ne se produisaient que sur de longues périodes, par une lente évolution. Encore aujourd'hui, selon la science orthodoxe, la seule façon d'altérer notre génétique est de procéder mécaniquement (ou dans certains cas biochimiquement) : enlever un gène ici, en remettre un là, en détruire quelques autres par des produits chimiques ou des virus.
              La première brèche qui a entamé la certitude scientifique quant à l'impossibilité d'influencer notre génétique par la pensée ou l'esprit a été opérée par les observations de psychiatres sur des individus présentant le « syndrome des personnalités multiples ». Chacune de ces personnalités a un nom différent, une vision du monde différente et un comportement relationnel (et souvent sexuel) différent. Seulement rappelons-nous que ces trois personnalités alternent dans le même corps ! Et que les changements physiologiques se produisent en quelques minutes seulement.
              Bien entendu, il est vrai que les programmes génétiques existent et déterminent notre apparence physique, notre biologie, nos aptitudes innées et même une bonne partie de notre psychologie, ainsi que des limitations que nous n'avons pas choisies. Ce qui est moins certain, c'est que nous n'y pouvons rien. Nous y pouvons quelque chose. La communauté scientifique ne détient pas à elle seule un droit de veto sur le génome humain.
              Il est un autre fait, très significatif pour notre propos, que la diffusion des résultats de recherche sur le génome humain nous apprend : les biologistes qui ont travaillé sur le génome humain n'ont défini que 3 % de notre code génétique. Trois pour cent seulement. Selon les scientifiques, il existe un certain nombre d'agencements de gènes qui sont actifs dans notre code génétique et d'autres qui sont latents. Notre patrimoine génétique contient de vastes étendues quasi désertiques entre les gènes ainsi qu'à l'intérieur même des gènes qu'ils ont appelé« l'ADN superflu ».
              Vous aurez sans doute compris qu'en ce qui concerne l'ADN, il est clair que si nous imaginons l'ADN superflu c'est-à-dire 97 % de nos gènes et 41 codons sur 64 possibles comme une partie restreinte, impuissante et inutile de notre ADN, c'est cela qui sera « syntonisé » et la réalité collera à cette image que nous nous en faisons. À l'inverse, si nous parvenons à concevoir une réalité plus vaste, à accéder à un concept temporel plus large en nous rappelant que l'ADN superflu recèle une puissance insoupçonnée, sa réponse sera illimitée. Il suffit de songer à tout ce qui est possible avec seulement 3 % de l'ADN pour comprendre tout le pouvoir qui peut se trouver dans le 97 % restant.
              La deuxième brèche pratiquée dans la tour d'ivoire de la science matérialiste a été faite par la physique quantique. Grâce à elle, nous savons maintenant que la matière n'est pas aussi « solide » qu'il n'y paraît, qu'elle est variable et qu'elle interagit avec la réalité tout comme avec le temps. Elle nous apprend en particulier qu'au niveau de l'infiniment petit, la matière n'a plus la même réalité concrète : ce n'est plus de la matière, mais de l'énergie, et la forme (réalité concrète) qu'elle prendra est influencée et même déterminée par l'observateur tout en étant soumise aux lois de la physique.
              Les scientifiques ont même remarqué que l'onde de l'ADN peut se modifier selon l'état d'esprit de l'individu. La spirale peut s'allonger ou se recroqueviller, selon que nous sommes en état de faiblesse ou de déprime, ou au contraire dans un état créatif ou de bonheur par exemple. Cela signifie que même la science reconnaît l'influence de nos pensées sur la conformation physique de l'ADN. Rien de tout cela n'est imaginaire. Nous avons vu que l'ADN est comme un petit moteur électrique sensible au magnétisme. En clair, cela signifie que l'ADN superflu peut répondre à ce que nous commandons, à nos choix et à nos souhaits et à la qualité de notre énergie.
              Dans son livre l'ADN DÉMYSTIFIÉ, Kishori Aird a conçu des protocoles de reprogrammation pour transformer et restructurer ces programmes fautifs ou inconscients de notre code génétique. Tout le travail de reprogrammation se fera donc vibratoirement, au niveau de l'ADN superflu, et les outils seront l'intention, la kinésiologie (ou une autre méthode de test) et ce qu'elle appelle l'ingénierie des protocoles de reprogrammation. Dans l'aventure à laquelle elle nous convie, nous allons gravir, étape par étape, les échelons qui mènent à la reprise de possession de notre potentiel et de nos codes génétiques.
 
              L'INTENTION : Si vous avez l'impression qu'il faut avoir atteint un très haut niveau de connaissance ou d'évolution spirituelle pour pouvoir recoder votre propre code génétique, détrompez-vous ! Quand il est question de l'ADN, on s'imagine toujours que c'est vraiment beaucoup plus compliqué que ça ne l'est en réalité. La vérité, c'est qu'il n'est absolument pas nécessaire d'être clairvoyant, de faire partie de groupes sélects d'initiés ni même de connaître l'abc de la télépathie pour pouvoir commencer à se reprogrammer. Comme l'ADN superflu a un champ vibratoire et électromagnétique qui répond bien à l'intention, c'est le pouvoir de l'intention qui agira et nous guidera dans ce travail de reprogrammation de notre ADN.
              La première chose à faire pour comprendre et savoir comment utiliser l'intention, c'est de sortir de la pensée magique et de nos vieilles programmations pour adopter la position de programmeur qui sait se servir de ses doutes et de ses faiblesses comme pôle négatif d'un aimant et de ses nouveaux choix comme pôle positif pour pouvoir magnétiser et commander de nouvelles possibilités. Dans la reprogrammation de l'ADN nous allons devoir commander de nouveaux programmes et nous le ferons par l'intention au point zéro qui inclut ces deux polarités. L'intention représente une commande émise à voix haute concernant l'état dans lequel nous voulons être. Émettre une intention constitue un acte responsabilisant qui redonne à l'individu le contrôle sur sa vie. L'intention est donc une phrase (une commande) mentionnant un nouveau programme à installer en nous en incluant sa contrepartie négative inconsciente «par défaut».
              Une partie de notre ADN est constituée de nos codes originels perdus, enfouis quelque part dans une zone inexplorée que les scientifiques appellent l'ADN superflu; une autre partie a été programmée de génération en génération par nos aïeux biologiques, une autre partie encore a été programmée par nos parents et notre environnement à un âge où nous n'avions pas le choix d'accepter ces programmations, et une dernière partie a été programmée, le plus souvent inconsciemment, par nos expériences du passé. Ce sont nos programmations inconscientes par défaut qui sont celles à laquelle nous avons tendance à retourner tout naturellement.
              Pour expliquer ce que j'entends par « programmation par défaut », j'utiliserai l'analogie avec les systèmes d'exploitation de nos ordinateurs, car l'ADN autant que ces systèmes d'exploitation est constitué d'un ensemble de programmes.
              Actuellement, 90 % des micro-ordinateurs fonctionnent avec un système d'exploitation appelé Windows, développé et commercialisé par Microsoft. Windows est préinstallé dans nos ordinateurs lorsque nous les achetons et offre une foule d'options géniales installées par défaut. Ce système fonctionne depuis si longtemps que presque toute notre correspondance par courriel utilise la même typographie. Nous avons même tendance à penser qu'un micro-ordinateur qui n'affiche pas le logo de Windows au démarrage n'est pas un bon micro-ordinateur, pas un « vrai » micro-ordinateur et qu'il sera inadéquat pour nos besoins. Parce que Windows est installé par défaut, parce que ses options ou paramètres sont définis par défaut, beaucoup sont convaincus que Windows est le seul système d'exploitation compatible avec nos logiciels. Or, il y a quelques années, des programmeurs indépendants ont décidé de défier Microsoft. Ils ont développé un autre système d'exploitation appelé Linux et ils l'ont offert gratuitement. Pourtant, Linux est très peu répandu. Pourquoi ? Parce que nous choisissons constamment un système d'exploitation «par défaut» même s'il est souvent instable, «bogué», complexe et qu'il coûte cher – Windows. C'est un peu la même chose avec l'ADN. Notre ADN est «bogué», mais nous continuons de choisir nos programmations par défaut.
              Dans notre enfance, notre milieu a installé en nous des programmes qui nous ont semblé aussi parfaits que Windows puisqu'ils venaient de l'autorité parentale (Microsoft). Aussi nos programmations par défaut acquises proviennent-elles le plus souvent de l'enfance. Une personne qui, par exemple, a appris dans son enfance que pour être aimée, elle devait rester silencieuse et ne pas faire trop de bruit aura tendance, chaque fois qu'elle sentira le besoin d'être aimée, à choisir automatiquement le « mode silencieux », parce que tel est son programme par défaut. Elle achète Windows plutôt que Linux, sans même y penser. C'est un choix par défaut plutôt qu'un choix conscient.
              Pour sortir de nos programmes inconscients par défaut, nous devons faire des choix conscients plutôt que de nous soumettre à nos choix par défaut. C'est à dire travailler avec des intentions conscientes plutôt que des intentions par défaut. L'intention consciente, c'est l'équivalent d'aller dans le panneau de configuration de notre ordinateur et de choisir des paramètres différents de ceux qui y étaient installés par défaut. En d'autres mots, nous devons devenir semblables à ces programmeurs indépendants qui ont créé Linux, et créer de nouveaux programmes dans notre ADN.
              Une des raisons pour lesquelles nous laissons nos intentions par défaut nous mener est la pensée magique – l'habitude de laisser passer les choses, de ne pas en faire de cas, en se disant que le temps arrangera bien les choses. La pensée magique, c'est croire qu'un jour tout va être correct. Que tout va arriver sans que je n'aie rien à transformer en moi. Que je vais gagner le million ou que tout à coup le monde va découvrir que je suis une artiste de talent. Bref, c'est croire que les choses que je souhaite vont se produire comme par magie.

              La première fois que j'ai entendu cette expression «pensée magique», j'ai dû vraiment m'arrêter et me regarder sans jugement pour saisir ce que cela signifiait dans ma vie. Et je me suis rendue compte que j'espérais qu'un jour, dans un futur hypothétique, par une chimie quelconque, j'aurais une vie qui me comblerait. Je n'avais pas encore compris que j'allais devoir m'atteler à la tâche et rester présente à mes vulnérabilités plutôt que de les écarter en espérant que tout allait finir par s'arranger. Il m'a fallu bien des déboires pour enfin devenir responsable de la réalité dans laquelle je vivais.
               Dans les années 1980-1990, la pensée magique est apparue sous la forme des affirmations. Nous pensions qu'il suffisait de faire une affirmation (« Je vais de mieux en mieux chaque jour » est la plus classique) pour que notre réalité s'y conforme et change. J'ai beaucoup utilisé les affirmations, mais j'ai dû admettre que cette technique n'avait pas d'emprise réelle sur les embûches que j'affrontais au quotidien. Aux prises avec les dilemmes de la vie courante et les contraintes de la troisième dimension, les affirmations me procuraient plus de frustration que de plaisir. Pourtant, ces affirmations sont des intentions, des commandes, n'est-ce pas ?  
              La pensée magique nous convainc que tout devrait être simple et elle a pour résultat que nous nous décourageons lorsque ça ne l'est pas. C'est elle qui se cache dans cette phrase que l'on entend souvent en thérapie : «Pas encore ça ! Je croyais que c'était réglé et que j'en avais fini avec ça.»
              Lorsque nous espérons voir disparaître notre inconfort «comme par magie», nous abdiquons notre rôle de programmeur, notre pouvoir sur notre réalité. Pourtant, la vie nous demande de nous impliquer dans notre évolution. Elle veut que nous soyons des créateurs imaginatifs travaillant et cocréant avec l'intention consciente, tout en donnant la place qui leur revient à nos souffrances. Et là est la clef, dans les mots «tout en donnant la place qui leur revient à nos souffrances». Il m'a fallu plusieurs années pour comprendre que j'avais des programmes par défaut qui annulaient l'effet de mes affirmations parce que je niais mes souffrances et ma vulnérabilité. Par ce que, en d'autres mots, je niais mon humanité, ma dualité.
              La maîtrise de l'intention est essentielle dans la reprise du pouvoir personnel. Cependant, même après s'être attelée à la tâche de changer mes programmes et intentions par défaut grâce à l'intention consciente, l'auteure avait encore de la difficulté à se reprendre et à sortir de l'inertie des programmes par défaut quand les émotions la paralysaient. Elle avait beau vouloir être heureuse et créative, elle restait sensible aux lundis matins brumeux, à la circulation dense des débuts de semaines et aux exigences domestiques de sa vie familiale.
              Mais depuis qu'elle utilise l'intention pour restructurer son ADN elle assiste à une vraie mutation à l'intérieur d'elle-même !  Je reste humaine, mais je change tellement que même les lundis matins commencent à se métamorphoser !!!  J'ai enfin le sentiment que la réalité change et je peux en témoigner par des gains pratiques et évidents dans ma vie humaine. Une chose est certaine, plus je m'implique dans mon code génétique, plus je change. Plus je change, plus je suis décidée à installer ces nouveaux paradigmes dans ma réalité et plus ma vie de famille est harmonieuse et plus ma vie professionnelle est active !
   
              LA KINÉSIOLOGIE : En tant qu'intuitive médicale, l'auteure entre en contact avec l'intelligence innée du corps par le moyen de la kinésiologie lorsqu'elle veut procéder à la reprogrammation du code génétique à l'aide des protocoles du livre. C'est cette méthode fort bien expliquée dans le livre qui permet de tester des questions et d'obtenir des réponses pour la reprogrammation de l'ADN.
              L'intelligence innée recèle des informations en quantité phénoménale et comme elle ne se situe pas dans un fonctionnement linéaire, l'interroger avec une pensée linéaire risque de nous faire passer à côté de trésors. Le pouvoir que renferment les bonnes questions à se poser présentement est mis en évidence par notre désir de trouver à l'intérieur de nous la façon la plus valable de maîtriser notre code génétique.
              En toutes circonstances, les réponses reçues dépendent directement des questions posées avec courage. C'est vrai en science, c'est vrai sur le plan social, c'est vrai en spiritualité, c'est vrai en reprogrammation de l'ADN. Pour trouver les bonnes questions, il faut souvent poser des questions saugrenues. C'est une condition essentielle pour devenir un bon programmeur de l'ADN. Voici un exemple de question saugrenue que je me suis posée : «Est-ce que mon gène paternel du diabète, qui me donne des tendances à l'hypoglycémie, accepterait d'être modifié ?»  J'ai obtenu un oui, alors j'ai demandé ensuite : «Est-ce que je peux faire cette modification génétique de façon vibratoire ?» et ainsi de suite. J'ai découvert en pratiquant cette technique que je pouvais accéder au centre de moi-même rapidement, simplement en posant des questions toutes plus saugrenues les unes que les autres à mon intelligence innée. Par exemple : «Y a-t-il une émotion ou une cause physique qui m'empêche de méditer maintenant ?» Ensuite, je continuais à tester pour trouver laquelle.
               Les questions saugrenues m'ont permis d'identifier des liens que je n'aurais pas trouvés autrement et qui m'ont amenée à une meilleure compréhension de mes programmes. C'est ce qui fait ma force, car tout réside dans l'art de savoir poser ces questions et dans l'habitude de faire confiance aux réponses. À titre d'entraînement à la fonction de programmeur de votre ADN, amusez-vous à poser des questions légères et d'autres plus importantes, comme celles qui concernent la reprogrammation de votre ADN. Vous découvrirez un monde d'émerveillement.    
               La fréquence planétaire actuelle consiste à installer la fréquence de l'amour dans la dualité et non pas à installer l'amour en niant la dualité. C'est ça, la nouvelle spiritualité. C'est une spiritualité en rapport avec le fait de créer une nouvelle fréquence. Le nouveau paradigme à installer est de choisir d'intégrer la pensée binaire et d'entrer dans le point zéro, d'accéder aux blocages inconscients en leur donnant leur juste place, en usant de bonté dans le non-jugement. Nos manipulations génétiques personnelles ne se feront pas en laboratoire La reprogrammation de notre ADN superflu passe par le non-jugement de notre côté vulnérable et par la prise de conscience de notre rôle de programmeur. Nos outils seront l'intention incluant la dualité, nos questions saugrenues, notre communication (kinésiologique ou autre) avec l'intelligence innée et la méthode d'ingénierie des protocoles de reprogrammation que je vous présente dans le prochain chapitre.
               C'est ainsi que, par le pouvoir investi en nous en tant qu'humains, nous allons réclamer la richesse génétique qui nous appartient de plein droit. Nous allons sceller l'accès à nos programmes génétiques par l'intention et nous allons déclarer devant l'univers que nous devenons les seuls décideurs de nos codifications. Nous allons rester maîtres de notre héritage personnel et humain.

 

Kishori Aird, auteure de L'ADN Démystifié.

2. Un autre article intitulé, REPROGRAMMER SON ADN UNE QUESTION D'INTENTION a paru dans le Guide Ressources en Juillet / Août 2003.