Les Egrégores / Forces psychiques des groupes humains
Pour la première fois un ouvrage est consacré aux Egrégores. Jusqu'à maintenant, cette réalité a été ignorée du public et connue des seuls vrais initiés à travers l'histoire.
Nous vivons dans un monde régi par des forces énergétiques. L'une d'elles nous concerne particulièrement tout au long de notre existence, celle des égrègores. Dès qu'un groupe se constitue, un égrégore se crée. I1 est la somme des énergies psychiques émises par chacune des personnes du groupe.
L'ensemble de ces mouvements vibratoires exerce en retour une puissante influence sur ses membres.
Un égrégore est une " forme-pensée " ou " idée-force " de qualité neutre qui se colore, pour le meilleur ou pour le pire, des intentions du groupe. Selon la qualité vibratoire des membres, l'égrégore enchaînera ces derniers à leurs croyances limitatives, ou dynamisera leur potentiel créateur et les déliera de toutes influences extérieures.
Alain Brêthes nous incite à prendre conscience des nombreux égrégores qui nous influencent à chaque instant, tels que les agrégeras familiaux, politiques, religieux, nationaux, raciaux, afin de nous dégager de leur influence et d'accéder à une plus grande liberté d'être.
Alain Brêthes
Savoir être
par Gilles Halais
Les archivesDimanche 15 Décembre 2002
Existe-t-il une 'conscience globale' ?
Sommes-nous tous reliés ?
C’est la question que pose ce mois-ci Psychologies magazine dans une troublante enquête signée Erik Pigani sur l’inconscient collectif…Tout commence dans les années 60, dans un laboratoire de recherches de la firme Boeing. Un physicien obtient l’autorisation d’utiliser son laboratoire pour tenter cette expérience : influencer par la force de l’esprit, le fonctionnement d’une machine à fabriquer de l’aléatoire.
Cet exercice de psychokinèse donne des résultats si étonnants qu’il provoque un certain émoi dans la communauté scientifique.Vingt ans plus tard, on expérimente dans un autre laboratoire l’influence sur cet appareil, non plus d’un individu, mais d’un groupe. Une nouvelle machine est fabriquée, elle est baptisée ‘Egg’. On réunit une trentaine de personnes et on place l’enregistreur numérique dans la salle. L’électroencéphalogramme reste plat. Sauf lorsque tout le monde fait la même chose en même temps, quand le groupe médite par exemple. Alors, la machine se met à dessiner une courbe, comme si elle captait en quelque sorte l’esprit du groupe.
Le psychologue à la tête de cette expérience émet alors l’hypothèse suivante : lorsqu’un groupe porte son attention sur un même événement, l’esprit de groupe devient cohérent ! Donc, si Egg est placé dans le champ psychique de cet esprit de groupe, il est influencé par les émotions comme le calme, la peur, le joie ou la concentration.D’autres chercheurs, alertés par ces découvertes plus que troublantes, s’associent au projet. On installe une quinzaine d’appareils dans le monde entier, des appareils reliés par Internet à un ordinateur central qui enregistre, heure par heure, les données recueillies par chaque Egg ; le but est bien précis : vérifier si un événement qui déclenche une puissante émotion collective peut être enregistré par toutes les machines simultanément. Si c’est le cas, c’est la preuve de l’existence d’un champ psychique planétaire, quelque chose de l’ordre d’une conscience globale.
Septembre 97 : les funérailles de Lady Di. Les appareils, qu’ils se trouvent aux Etats-Unis, en Chine ou en France, enregistrent des variations du champ psychique.
11 septembre 2001 : toutes les machines crépitent et les courbes atteignent des niveaux records. Avec ce détail supplémentaire que les scientifiques avaient déjà remarqué mais n’avaient jamais osé souligner : les variations de courbes ont commencé la veille des attentats, le 10 septembre. Notre champ psychique collectif aurait donc perçu l’événement avant qu’il ne se produise.
Autre fait marquant : depuis quelques mois, les tracés de cette électroencéphalographie de la Terre sont en constante augmentation. Comme si la conscience collective était en train de se réveiller, au moment justement où les catastrophes écologiques et les menaces politiques conclue Erik Pigani, invitent à davantage de solidarité et d’intérêt pour le devenir de l’humanité.
À lire:Psychologies magazine.
Je vous invite à vous plonger dans cette enquête passionnante que publie Psychologies magazine dans son numéro de décembreEn savoir plus:
http://www.psychologies.com/ Le site Internet du mensuel. Ses enquêtes, ses dossiers, ses tests psycho. http://noosphere.princeton.edu/ Le site internet du 'Projet de conscience globale' à l'Université de Princeton aux Etats-Unis.
Global Consciouness Project. (site IMI)
Le très récent Global Consciouness Project (projet " Conscience globale ") est l’une des expériences qui passionne aujourd’hui le monde de la parapsychologie scientifique. Avec un enjeu de taille : s’il parvient à maturation, il rendra obsolètes tous les fondements théoriques de la psychologie et de la psychanalyse orthodoxes...
Cette " conscience globale ", c’est ce que, en somme, le père Teilhard de Chardin avait nommé la noosphère. On connait la géosphère (la sphère de matière qui constitue la Terre), la biosphère (l’ensemble des organismes vivants), et l’atmosphère (la couche d’air qui recouvre notre planète). Teilhard avait donc pensé que la Terre a aussi une sphère de conscience, la noosphère (du grec noos, esprit). Ce que, d’ailleurs, toutes les grandes traditions spirituelles affirment depuis toujours, sous l’appellation de " Terre-mère ", " Gaïa "...
Il y a quelques années, le psychologue Roger Nelson, du PEAR de Princeton, poursuivait des recherches avec des générateurs numériques aléatoires (GNA). Mais il avait une idée particulière : si un individu est capable d’influencer un GNA, le même appareil peut-il être influencé par un groupe d’individus ? Qui plus est, si on le perfectionne et qu’on crée un logiciel spécifique d’analyse, ne pourrait-il pas " capter " et mesurer les variations émotionnelles, le calme ou l’attention d’un groupe ? Pendant quatre ans, Nelson, aidé de son fils Greg (un informaticien expert en intelligence artificielle à l’American Nuclear Systems), a mené expérience sur expérience et a amélioré sans cesse son dispositif. Résultats concluants : placé dans un groupe, un GNA, rebaptisé " REG " (Random Event Generator), enregistrait des fluctuations anormales qui correspondaient à des situations précises, par exemple lorsque les gens se mettaient à méditer ou à chanter. Pour être plus précis, il ressortait de ces expérimentations la notion suivante : lorsqu’un groupe de personnes porte son attention sur quelque chose, l’" esprit de groupe " devient cohérent, s’auto-organise et peut influencer la cohérence interne de son environnement. Un REG plongé dans le " champ psychique " d’un groupe va donc enregistrer ces moments de cohérence (les séquences de nombres aléatoires s’auto-organisent).
Dean Radin et Dick Bierman, entre autres, se sont associés à Roger Nelson pour tester son appareil, dont Greg avait conçu, entre-temps, une version portable. Ils ont ainsi mené des dizaines d’expériences, non seulement avec des volontaires réunis pour l’occasion, mais aussi en le plaçant dans des endroits stratégiques. Par exemple, pendant un séjour en Égypte, quelques personnes ont visité la plupart des sites sacrés ; dans les temples et les pyramides, elles ont chanté et médité. Le REG portable enregistrait de très fortes fluctuations au moment précis de leurs petites cérémonies improvisées.
De nombreux autres essais ont été effectués : à l’occasion d’émissions télévisées comme la cérémonie des Academy Awards ; au cours d’un show dans un casino de Las Vegas ; pendant le festival Wagner de Bayreuth... En poursuivant ses recherches, Roger Nelson a l’idée de faire des contrôles simultanés d’enregistrements avec plusieurs REG portables répartis entre différents chercheurs. Il voulait vérifier si un événement émotionnel majeur pouvait être enregistré en même temps par tous les REG. Cela signifierait alors qu’il existe réellement un " champ psychique " non seulement local, mais aussi planétaire.
Le premier test a été effectué pendant la " méditation globale " (une méditation à l’échelle mondiale) organisée par l’Esalen Institute, le 23 janvier 1996. Il a parfaitement fonctionné : l’ensemble des données informatiques recueillies a révélé une importante déviation de la " courbe psychique " pendant cette grande prière collective. La noosphère de Teilhard de Chardin commencerait-elle à être démontrée ? Peut-être... Ainsi est né le projet EGG : " Électro-Gaïa-Graphie ", une sorte d’électroencéphalographie de la conscience de la Terre. De nouveaux tests ont ensuite été effectués au cours d’événements collectifs importants tels que les funérailles de Lady Di ou de Mère Teresa. À chaque fois, les REG ont enregistré des variations du " champ psychique ", quel que soit l’endroit où ils avaient été placés.
Enfin, Dean Radin, au cours d’une séance de travail, s’est exclamé sur le ton de la plaisanterie : " Pourquoi pas un EGG mondial ? " L’idée d’un électroencéphalogramme permanent de la conscience globale était réalisable... grâce à Internet ! Restait donc à le mettre au point. Courant 1998, Roger Nelson, son fils Greg et l’équipe du PEAR se sont donc attachés à créer un logiciel informatique qui permettrait d’abord d’enregistrer les fluctuations psychiques, ensuite d’envoyer automatiquement toutes les données via Internet à un ordinateur central au PEAR de Princeton. Rebaptisé " Global Consciousness Project ", l’opération a déjà commencé avec une dizaine d’ordinateurs dédiés (ils tournent en permanence pour ce travail spécifique et se connectent d’eux-mêmes à Internet pour envoyer leurs enregistrements) distribués à autant de chercheurs dans différents pays. Le but est de pouvoir connecter une centaine de machines (communément appelé un " Egg ") un peu partout dans le monde. L’une d’elles est installée à Paris, dans les locaux de l’Institut Métapsychique international.
Les amateurs et les chercheurs pourront découvrir sur le site Internet consacré au GCP : http://noosphere.princeton.edu
Si ce projet peut paraître scandaleux a priori à ceux qui n’imaginent pas l’esprit humain autrement qu’en terme de machine biologique, il ouvre des perspectives fantastiques, essentielles pour la compréhension de l’esprit. " Nous sommes en train de démontrer que la conscience n’est pas confinée dans notre cerveau et n’est pas limitée à notre corps, mais qu’elle peut, selon certaines conditions, avoir accès à un espace beaucoup plus vaste, explique Roger Nelson. Cela implique alors une interaction des différentes consciences dans un groupe, dont on peut supposer qu’elle crée (ou favorise la création) une conscience de groupe qui a sa propre nature et ses propres caractéristiques. Cette idée de conscience globale fonctionnelle s’étend naturellement, avec le GCP, à un domaine plus large : le monde entier ! On peut alors effectivement se demander s’il n’y a pas une relation avec des théories telles que celles de l’inconscient collectif de Jung ou du "point Oméga" de Teilhard de Chardin. Pour l’instant, nos recherches ne permettent pas de les confirmer officiellement jusqu’à ce que l’on ait envisagé toutes les hypothèses qui peuvent émerger de notre projet. Toutefois, les résultats laissent penser que l’on peut déjà les utiliser pour rendre compte de cette expérience. "
Il est en effet peut-être encore trop tôt pour tirer des conclusions des résultats obtenus à ce jour, mais si le GCP parvient à son terme, on peut alors s’attendre à de sérieuses conséquences pour les modèles théoriques matérialistes non seulement de la psychologie et de la psychanalyse, mais aussi de la neurophysiologie.
Erik Pigani